Contrôle fiscal inopiné : la réplique cinglante d’un exploitant vosgien qui sidère l’inspecteur
Une chute qui résume le métier d’agriculteur
Un fermier des Vosges reçoit la visite inopinée d’un contrôleur des impôts, venu vérifier s’il rémunère correctement son personnel.
– J’aimerais voir la liste de vos salariés ainsi que leurs fiches de paie, demande l’inspecteur.
– Bien sûr, répond le fermier en l’entraînant dans son bureau, où il pose un petit classeur sur la table.
– D’abord, il y a le garçon de ferme : il travaille 35 heures par semaine et je le paie 1 200 euros par mois, plus le logement et le couvert.
Il tourne une page et poursuit :
– Ensuite, la cuisinière : elle travaille 30 heures par semaine pour 1 100 euros mensuels, toujours avec le gîte et le couvert.
Il referme le classeur et ajoute, l’air de rien :
– Et enfin, il y a le Simplet…
– Le Simplet ? répète le contrôleur, intrigué.
– Oui. Lui, il travaille 18 heures par jour, soit 126 heures par semaine, il accomplit 80 % des tâches de la ferme, je lui donne 200 euros par mois… mais il paie sa nourriture et son logement. Le samedi soir, je lui offre une bouteille de whisky et, à l’occasion, il dort avec ma femme !
– Aaaah ! s’exclame l’inspecteur en se frottant les mains, c’est LUI que je veux voir !
Le fermier le regarde droit dans les yeux et lâche, imperturbable :
– Eh bien il est en face de vous, Ducon… c’est moi.
