Nutrition

Les bienfaits de la noix de coco

La noix de coco a récemment été décriée au moment où la tendance du goût du jour en matière d’alimentation santé s’est focalisée sur les gras dits trans ou saturés. Accusés de tous les maux, ils sont mis, ici au Canada, sous la tutelle d’un « programme de surveillance »…  Ce n’est pas en soi une mauvaise chose : il fallait diminuer la consommation excessive des graisses issues de la viande ou d’huile transformées comme les shortenings ou les margarines dures.  Mais les informations ont changé.

Petit rappel très simple

On distingue les acides gras saturés (appelés aussi « mauvais gras » parce que susceptibles d’augmenter le taux de cholestérol) et les acides gras insaturés (les « bons gras » parce qu’ils contribuent à faire baisser le taux de cholestérol). Ces acides gras constituent les lipides, un peu comme les acides aminés constituent les protéines.  Voir l’article sur les huiles hydrogénées…

Les acides gras sont divisés en 3 catégories : saturés, monoinsaturés et polyinsaturés et 2 types : essentiels (que l’organisme ne peut fabriquer) et non essentiels.

C’est parce qu’ils sont essentiels qu’il faut privilégier les oméga-3 et 6 et garder un bon ratio entre les deux.  Les oméga-9, non essentiels, sont importants également, surtout lorsque nous manquons des deux premiers (voici notre précieuse huile d’olive !).

Les acides gras saturés, à la réputation douteuses, se retrouvent  dans les viandes, les produits laitiers ainsi que dans l’huile de palme et l’huile de noix de coco. Mais on les retrouve aussi, bien plus subtilement cachés, dans les produits transformés, industriels, comme les plats tout prêts, les biscuits, les sauces d’accompagnement, etc. Le terme « graisse végétale » cache presque toujours de l’huile de palme raffinée, hydrogénée.

Une réduction drastique de ces acides gras saturés est donc importante. Leur consommation ne devrait pas dépasser le quart de notre consommation de gras, mais elle peut être encore inférieure. Quant à la supprimer complètement, peut-être pas !

Les acides gras de la noix de coco

Dans les acides gras, il existe des sous-classes… Restez en ligne, car c’est justement là que se situe la richesse de la noix de coco. En effet, près de 50% de ses acides sont présents sous forme laurique, cet acide qui constitue la majorité des acides gras du lait maternel !

Cette richesse a des impacts très intéressants sur la santé :

  1. Chimiquement parlant, les acides gras sont classés selon le nombre d’atomes de carbone dont ils sont faits. Plus la chaîne est longue et plus ces acides sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme et en particulier à la constitution de nos cellules. L’acide laurique est ce qu’on appelle un acide gras à chaîne moyenne, décomposé plus rapidement dans l’organisme, ce qui est avantageux puisqu’il offre plus d’énergie disponible et moins de mise en réserve de graisse. C’est tout bénéfice pour les muscles et le cerveau, mais aussi pour le foie qui est moins sollicité !
  2. Les acides gras de la noix de coco contribueraient à abaisser le taux de mauvais cholestérol dans le sang et à augmenter le taux de bon cholestérol, très utile dans l’équilibre hormonal.
  3. On prête à l’acide laurique une action antivirale et antibactérienne (merci de la part de notre système immunitaire !).

On voit bien, une fois encore, que le rejet systématique d’un aliment n’est pas… naturel ! La première campagne menée contre l’huile de coco, appelée aussi huile de vie (rien de moins !), a été menée par les industries qui cherchaient à imposer l’huile de maïs et l’huile de soja/soya. Ces mêmes industries ont aussi fait disparaître l’exploitation du lupin, pourtant plus riche et plus nutritif que le soja/soya. Végétales, les graisses saturées qui sont riches en acides gras à chaîne moyenne sont très saines et pourraient même être indispensables à la métabolisation des fameux oméga-3.

 Les bienfaits de la noix de coco

La noix de coco sous toutes ses formes

  • l’huile de noix de coco est extraite de la chair pressée à froid selon des procédés mécaniques.  En principe.  C’est la raison pour laquelle, il faut la choisir vierge et pressée à froid.  Dans votre garde-manger, elle se solidifie, mais redevient liquide quand on la chauffe.
  • un cran au-dessus, le beurre de coco, réalisé à partir de la noix de coco râpée puis mixée.  D’apparence semblable à l’huile, il a l’avantage de conserver les fibres de coco.
  • la crème de coco, c’est la chair broyée avec de l’eau puis, en principe, filtrée pour ôter les fibres.  Personnellement, je ne filtre pas, justement pour garder les fibres !
  • le lait de coco, c’est de la crème avec un peu plus d’eau, tout simplement…
  • le sucre de coco, l’un de mes chouchous côté douceurs, est extrait de la fleur dont on recueille la sève qu’on met à chauffer sur feu de bois.  Cette sève cristallise par condensation et forme le merveilleux sucre de coco, très intéressant puisque son indice glycémique est bas.
  • et puis, le nectar de coco, lui, il est issu de la même sève, mais non chauffée et simplement séchée.  Les nutriments y restent donc intacts et comme le sucre (de coco !), son indice glycémique est bas et sa teneur en antioxydants élevée.

Mais il reste un petit trésor peu connu : la farine de coco.  En réalité, il s’agit des fibres puisque la chair de la noix de coco est séchée, dégraissée par pression et broyée.  Sa teneur en acides gras est donc inférieure, mais son indice glycémique est très bas.  Là où elle brille, cette farine, c’est qu’elle est plus riche en fibres que le son de blé ou d’avoine, les pruneaux ou les graines de chia ou de lin.  Fait intéressant, elle est dépourvue de l’acide phytique qu’on trouve dans les farines traditionnelles et réputé entraver l’absorption de leurs minéraux.  Elle contient du sélénium (haut pouvoir antioxydant), du manganèse (cofacteur d’autres nutriments), de l’acide laurique (dont nous venons de parler) et un peu de fer.

Cette farine peut s’utiliser crue (elle convient mal aux préparations cuites, mais on peut toutefois remplacer jusqu’à 10% des autres farines par la farine de coco) dans les jus de fruits (son goût coco est peu prononcé et sa saveur est douce et sucrée), dans les desserts de type crème, mousse, flans, avec des laits végétaux ou des boissons chocolatées où elle apporte une touche exotique, sur les céréales du petit-déjeuner…

L’essayer, c’est l’adopter !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *