Sophia Chikirou : le verdict choc qui secoue La France Insoumise et le financement politique
Un délibéré partagé pour l’élue de La France Insoumise
Sophia Chikirou a été reconnue coupable de vol. La députée écope de 8 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Cependant, le tribunal l’a relaxée des faits d’escroquerie. L’absence de l’élue lors de l’énoncé de la peine n’a en rien changé la décision des magistrats. Les faits concernent la webtélé Le Média, structure qu’elle a cofondée avant de la quitter.
Des chèques volés au cœur d’un conflit interne
Sophia Chikirou relaxée de tentative d'escroquerie et usurpation de qualité mais condamnée à une amende de 8000 € dont 4000 € avec sursis pour le vol de chèques du « Média » jamais utilisés. Le parquet avait demandé une amende de 50 000 €.
L'accusation reprochait notamment à… pic.twitter.com/usCP6Ga3pf— Taragüi Média (@taragui_media) June 8, 2026
L’été 2018 marque le début des ennuis judiciaires. Sophia Chikirou, déjà évincée de la direction du média, aurait tenté d’effectuer un virement de 67 146 euros. L’argent devait partir vers sa société de conseil, Mediascop. Lors des audiences, la prévenue avait pointé du doigt Gérard Miller, alors à la tête de la structure. Le célèbre psychanalyste, aujourd’hui mis en examen pour viols et agressions sexuelles, incarnait à ses yeux la faction adverse.
Un désistement de plainte qui n’empêche pas la condamnation
La société plaignante s’est finalement désistée. Un protocole d’accord pénal politique a été signé entre les parties. Malgré cette résolution civile, le parquet a requis et obtenu une condamnation pénale élu politique. Le tribunal a estimé que l’action publique devait suivre son cours pour sanctionner le vol de chèques, même si ces derniers n’ont jamais été utilisés.
L’ombre du financement politique plane sur l’avenir judiciaire
Ce jugement n’est qu’une étape. La députée fait face à d’autres investigations beaucoup plus lourdes. Les magistrats instruisent le dossier du financement politique campagnes présidentielles. L’enquête vise spécifiquement la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Les enquêteurs soupçonnent des surfacturation campagne électorale réalisées par Médiascope. Ces pratiques pourraient constituer une escroquerie au préjudice de l’État.
Un enjeu démocratique majeur
Le contrôle financier campagnes électorales est un pilier de notre démocratie. Les fonds publics servant au remboursement fonds publics campagne, la justice traque la moindre opacité financement mouvements politiques. Les affaires judiciaires La France Insoumise pourraient bien rebondir dans les mois à venir, posant la question de la gestion financière partis politiques face au préjudice financier État français.
