Blague Testament : L’Avare, le Notaire et la Banque du Ciel
Gaston est un grippe-sou légendaire. Toute sa vie, il a lésiné sur tout : il récupérait les trombones usagés au bureau, éteignait les radiateurs en plein mois de janvier, et refusait d’acheter des allumettes en frottant deux silex pour allumer sa gazinière. À sa mort, sa fortune est colossale, mais son compte en banque reste intact car il n’a jamais dépensé un centime.
Sentant sa dernière heure arriver, il appelle son épouse, ses trois enfants et son notaire autour de son lit d’hôpital. Il les regarde avec insistance, les larmes aux yeux, et formule sa dernière et unique volonté :

— Écoutez-moi bien, mes enfants… J’ai travaillé toute ma vie pour amasser ce magot sans jamais y toucher. Je veux que vous me promettiez une chose, sur la tête de votre mère : que l’on m’enterre avec tout mon argent.
La famille est sous le choc. La fille aînée s’écrie :
— Mais papa, tu es fou ! Qu’est-ce qu’on va devenir ? Et puis, comment tu veux emporter des millions dans une tombe ?
— Je ne veux rien savoir ! hurle Gaston en tapant du poing sur le drap. C’est mon argent, je l’ai gagné à la sueur de mon front, je veux qu’il parte avec moi ! C’est non négociable, sinon je vous déshérite tous !
Le notaire, habitué aux excentricités des riches défunts, griffonne l’avenant au testament en soupirant.
Le jour de l’enterrement arrive. Le cercueil est descendu dans la fosse. Juste avant que les ouvriers ne jettent la première pelletée de terre, le notaire s’avance vers le cercueil, ouvre une mallette noire, en sort un chéquier, griffonne un chèque à l’ordre de Gaston, le glisse dans le cercueil, et fait signe de refermer.
Le fils aîné, sidéré, attrape le notaire par la manche et lui crie :
— Mais vous n’êtes pas bien ! Vous lui avez fait un chèque ? Qu’est-ce qu’il va faire de ça sous terre ?!
Le notaire le regarde avec un calme olympien, remet son stylo dans sa poche et répond :
« Ne vous inquiétez pas, jeune homme. Je lui ai fait un chèque du montant exact de sa fortune. S’il est aussi malin que je le pense, il n’a plus qu’à aller à la banque du Ciel pour l’encaisser. Quant à moi, j’ai gardé le double… et les frais de change. »
Pourquoi Cette Blague est un Chef-d’Œuvre d’Humour ?
Cette histoire repose sur plusieurs mécanismes comiques qui la rendent intemporelle :
- L’archétype de l’avare : Gaston rappelle le célèbre Harpagon de Molière. Son refus de se séparer de son argent, même dans la mort, est une exagération comique classique.
- Le retournement de situation : La famille pense que le notaire va trouver une solution légale ou rationnelle. Au lieu de cela, il joue le jeu de l’avare jusqu’au bout, mais à son propre avantage.
- L’absurdité de la « Banque du Ciel » : L’idée qu’il existe un système bancaire dans l’au-delà avec des « frais de change » est totalement surréaliste et hilarante.
- Le notaire rusé : Dans la culture populaire, le notaire est souvent vu comme un homme de loi froid et calculateur. Ici, il utilise sa position pour « escroquer » légalement un mort avare, ce qui est moralement douteux mais comiquement génial.
L’Avare dans la Littérature et l’Histoire
Le personnage de l’avare fascine depuis l’Antiquité. De l’Aulularia de Plaute à L’Avare de Molière (1668), en passant par Eugénie Grandet de Balzac, la littérature nous montre que l’attachement maladif à l’argent est un travers humain universel. Cette blague s’inscrit parfaitement dans cette longue tradition, en y ajoutant une touche moderne avec le chèque bancaire et l’humour noir.
FAQ : 30 Questions sur Cette Blague, les Avares et les Notaires
1. Cette histoire est-elle basée sur un fait réel ?
Non, c’est une blague classique. Cependant, il existe de vrais cas de personnes excentriques ayant demandé à être enterrées avec des objets de valeur, bien que la loi l’interdise souvent.
2. A-t-on le droit de se faire enterrer avec de l’argent en France ?
Non. La loi française interdit d’inhumer des objets de valeur (argent, bijoux) dans un cercueil pour éviter les pillages de tombes. Le notaire de la blague contourne le problème avec humour.
3. Qu’est-ce qu’un « grippe-sou » ?
C’est un terme du XVIIIe siècle désignant une personne extrêmement avare, qui « grippe » (attrape) les sous (les petites pièces de monnaie) avec avidité.
4. Pourquoi le notaire garde-t-il « le double » ?
C’est une expression humoristique. En réalité, il garde tout l’argent liquide et ne laisse que le chèque, s’attribuant implicitement 100% de la fortune sous couvert de « frais de change ».
5. Les notaires sont-ils vraiment aussi rusés ?
Les notaires sont des officiers publics très rigoureux. Le personnage de la blague est une caricature du notaire opportuniste, un grand classique de l’humour français.
6. Existe-t-il une « Banque du Ciel » dans les religions ?
Certaines traditions spirituelles parlent de « trésors dans le ciel » (comme dans la Bible), mais pas d’une banque avec des guichets et des frais de dossier ! C’est une invention purement comique.
7. Gaston est-il un méchant personnage ?
Il est surtout ridicule. Son avarice est poussée à l’extrême, ce qui en fait un personnage de comédie plutôt qu’un vrai méchant.
8. La famille de Gaston va-t-elle porter plainte contre le notaire ?
Dans la logique de la blague, non, car le notaire a respecté la dernière volonté du défunt (mettre l’argent « sous forme de chèque » dans le cercueil). C’est toute l’astuce !
9. Pourquoi Gaston frottait-il deux silex ?
C’est une hyperbole comique pour montrer qu’il refusait de dépenser ne serait-ce que le prix d’une boîte d’allumettes.
10. Cette blague est-elle adaptée aux enfants ?
Oui, elle aborde la mort et l’argent de manière très légère et absurde, sans être morbide.
11. Que seraient devenus les enfants sans le notaire ?
Ils auraient été déshérités, car Gaston était prêt à tout pour garder son argent. Le notaire, bien que malhonnête, a sauvé l’héritage (pour lui-même, certes !).
12. Le chèque est-il valable après la mort ?
Juridiquement, un chèque libellé à l’ordre d’une personne décédée ne peut pas être encaissé. C’est ce qui rend la situation encore plus absurde et drôle.
13. Pourquoi le notaire ouvre-t-il une « mallette noire » ?
C’est un accessoire classique qui donne un air sérieux et professionnel à son action, contrastant avec l’absurdité de ce qu’il est en train de faire.
14. Cette blague fonctionne-t-elle à l’oral ?
Parfaitement ! Le secret est de bien marquer la pause avant la réplique finale du notaire sur les « frais de change ».
15. Harpagon aurait-il aimé cette blague ?
Harpagon, le célèbre avare de Molière, aurait probablement pleuré de rage en voyant son argent partir avec le notaire !
16. Les « frais de change » dont parle le notaire, c’est quoi ?
C’est l’excuse bidon qu’il invente pour justifier qu’il garde l’argent liquide. Il sous-entend qu’il doit convertir des « euros terrestres » en « euros célestes ».
17. Gaston aurait-il pu demander autre chose ?
Il aurait pu demander à ce que son argent soit brûlé (comme dans certaines cultures), mais l’enterrer avec est plus visuel et permet la chute avec le notaire.
18. Pourquoi la famille est-elle « sous le choc » ?
Parce qu’ils s’attendaient à hériter. Voir leur père exiger d’emporter des millions dans la tombe anéantit tous leurs projets.
19. Le notaire est-il le vrai héros de l’histoire ?
D’un point de vue comique, oui. Il est le seul à garder son sang-froid et à trouver une solution (à son avantage) face à l’absurdité de la situation.
20. Cette blague critique-t-elle les notaires ?
Un peu, comme beaucoup de blagues sur les professions juridiques. Mais elle critique surtout l’avarice de Gaston.
21. Peut-on réellement déshériter ses enfants en France ?
Non, le droit français impose la « réserve héréditaire ». On ne peut pas déshériter totalement ses enfants, ce qui rend la menace de Gaston encore plus théâtrale.
22. Pourquoi le notaire met-il le chèque « juste avant la première pelletée de terre » ?
Pour le côté dramatique et irréversible de la scène. Une fois le cercueil fermé, c’est fini.
23. Gaston est-il conscient de son avarice ?
Oui, il en est fier. Il dit avoir gagné cet argent « à la sueur de son front », ce qui montre qu’il justifie son comportement.
24. Y a-t-il une morale à cette histoire ?
Oui : l’argent ne sert à rien si on ne le partage pas ou si on ne le dépense pas de son vivant. « On n’emporte pas son argent dans l’au-delà » est un proverbe bien connu.
25. Le fils aîné a-t-il raison de s’énerver ?
Oui, mais son énervement est impuissant face au calme olympien du notaire, ce qui accentue le comique de la scène.
26. Cette blague est-elle récente ?
Non, c’est un grand classique de l’humour de bureau et de famille, transmis depuis des générations.
27. Que ferait un notaire honnête dans cette situation ?
Il expliquerait calmement à Gaston que la loi l’interdit, et proposerait de faire des dons de son vivant à ses enfants ou à des associations.
28. Pourquoi Gaston pleure-t-il au début ?
Ce sont probablement des larmes de crocodile ou de frustration de devoir quitter son argent, plus que de véritables larmes d’émotion.
29. Le notaire a-t-il peur de Gaston ?
Pas du tout. Il sait que Gaston est mourant et qu’il ne peut plus rien faire contre lui. Il en profite allègrement.
30. Où trouver d’autres blagues sur l’argent et la famille ?
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Conclusion : L’Argent ne Fait Pas le Bonheur… Même dans l’Au-Delà
Cette blague nous rappelle avec humour que l’argent, aussi important soit-il, reste une construction humaine qui n’a aucune valeur une fois passé de l’autre côté. Gaston a passé sa vie à accumuler, pour finir avec un simple bout de papier dans un cercueil, tandis que le notaire repart avec la vraie fortune.
Et vous, si vous deviez choisir un objet (ou une somme) à emporter dans l’au-delà, ce serait quoi ? (Promis, on ne juge pas ! 😄) Partagez votre réponse en commentaire !
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