Carcassonne : le geste choc du maire RN Christophe Barthès face aux manifestants de la CGT crée la polémique
La tension monte à Carcassonne autour du conflit opposant la municipalité aux organisations syndicales installées à la Bourse du travail. Lors d’un épisode qui suscite de nombreuses réactions, le maire Rassemblement national Christophe Barthès a été filmé en train d’arroser des manifestants avec un tuyau d’arrosage depuis le balcon de l’ancienne mairie. Une scène qui intervient dans un contexte déjà marqué par de vives contestations autour de l’avenir des locaux syndicaux.
Une séquence filmée en plein conflit entre la mairie et les syndicats
Jeudi matin, alors que se tenait un conseil municipal à Carcassonne, plusieurs militants syndicaux étaient réunis devant la Bourse du travail pour dénoncer leur future expulsion des lieux. À l’extérieur du bâtiment, les manifestants poursuivaient leur mobilisation contre la décision de la municipalité concernant l’occupation des locaux.
Profitant d’une interruption liée au déroulement du conseil municipal, le maire Christophe Barthès s’est rendu sur le balcon surplombant le rassemblement. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le montre dirigeant un faible jet d’eau en direction des personnes présentes pendant plusieurs secondes.
Sur les images, l’élu lance une remarque faisant référence aux fortes chaleurs du moment, tandis que les manifestants s’éloignent légèrement tout en exprimant leur mécontentement. La scène a rapidement circulé en ligne, alimentant les débats autour de la gestion de ce dossier sensible.
☀️🇫🇷 𝗜𝗡𝗦𝗢𝗟𝗜𝗧𝗘 — En plein conseil municipal, le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a répondu aux syndicats venus manifester contre leur expulsion… en les arrosant ! 💦
« La canicule, c’est terminé ! », a-t-il déclaré en commentaire. pic.twitter.com/iNceK9DYZy
— Bastion (@BastionMediaFR) June 25, 2026
Une controverse qui s’ajoute à plusieurs épisodes récents
Cet épisode n’est pas le premier à opposer la municipalité aux représentants syndicaux. Quelques jours auparavant, Christophe Barthès avait déjà fait parler de lui en distribuant des cartons de déménagement et du ruban adhésif à des militants rassemblés devant la Bourse du travail.
Cette initiative avait été perçue par plusieurs organisations comme une provocation supplémentaire dans un conflit qui dure depuis plusieurs semaines. Les syndicats concernés avaient alors dénoncé une démarche jugée hostile à leur présence historique dans le bâtiment municipal.
Pourquoi la Bourse du travail est au cœur du conflit
Depuis plusieurs décennies, plusieurs organisations syndicales, notamment la CGT, Solidaires et la FSU, occupent les locaux de la Bourse du travail de Carcassonne.
L’Union locale de la CGT est installée dans ce bâtiment municipal depuis près de 90 ans. La nouvelle équipe municipale souhaite toutefois mettre un terme à cette occupation gratuite et récupérer les locaux.
Début juin, la mairie a mandaté un commissaire de justice afin de constater officiellement l’occupation des lieux. Dans la foulée, un délai de deux mois a été accordé aux syndicats pour quitter les locaux.
Les syndicats refusent de quitter les lieux pour le moment
Les organisations syndicales contestent fermement cette décision. Elles estiment que cette procédure porte atteinte à l’exercice de l’action syndicale et aux libertés associatives.
De son côté, la CGT affirme qu’elle ne quittera pas la Bourse du travail tant qu’une décision judiciaire définitive n’aura pas été rendue. Le différend pourrait donc se poursuivre devant les tribunaux dans les prochaines semaines.
Alors que la polémique autour du maire RN de Carcassonne continue d’alimenter les réactions politiques et syndicales, l’avenir de la Bourse du travail reste au centre d’un affrontement qui dépasse désormais le cadre local.
