L’Allemand, les Parisiens et le paradoxe linguistique
Une tentative de communication multiculturelle
C’est l’histoire d’un touriste allemand qui flâne à Paris. Arrivé avenue Foch, il aperçoit deux locaux patientant près d’un arrêt de bus. Curieux de lier conversation, il s’approche et lance, poli :
– Entschuldigung, bitte, sprechen Sie Deutsch ?
Silence radio. Les deux hommes le fixent, impassibles.
Persévérant, l’homme tente une autre approche :
– Spreekt u misschien Nederlands ?
Toujours rien. Pas un cil ne bouge.
Il essaye alors l’anglais, langue universelle :
– Sorry, do you speak English ?
Le mutisme reste total. Découragé mais tenace, il tente l’italien, puis l’espagnol :
– Parlare Italiano ? Habla ustedes Español ?
Aucune réaction. Dégouté par cette froideur apparente, l’Allemand hoche la tête et s’éloigne.
Une fois seul, le premier Français se tourne vers son comparse et murmure :
– Tu ne crois pas qu’on devrait apprendre une langue étrangère, quand même ?
L’autre hausse les épaules, pragmatique :
– Pourquoi ? Ce type en parlait cinq et ça ne lui a strictement servi à rien !
