Maladies et symptômes

La grippe A (H1N1) : les bons gestes

La grippe A (H1N1)

Quels sont les symptômes du virus H1N1 ? Vaccination ou pas vaccination ? Notre dossier revient sur les gestes à adopter à l’heure actuelle pour limiter les risques de transmission de la grippe A et les mises en œuvre du gouvernement pour endiguer la pandémie.
La grippe mexicaine inquiète et menace de devenir une pandémie mondiale. Pourtant il est plus utile de suivre quelques précautions d’usage que de céder à la panique.

Les risques

Malgré cette propagation de pays en pays et la grande viralité de l’information dans les médias du monde entier, il est inutile de céder à la panique, même si l’on garde à l’esprit le principe de précaution. Si le virus de la grippe porcine, rebaptisée en grippe mexicaine se transmet d’homme à homme et non pas en mangeant du porc.

En outre, les cas de grippe mexicaine avérés proviennent tous de personnes ayant séjourné ces derniers jours au Mexique. Et si la contagion est longue à vérifier, c’est aussi que le temps d’incubation de 10 jours oblige à la plus grande vigilance.

Que faire ?

Avec un niveau d’alerte qui est passé de 3 à 4 en l’espace de 24 heures sur décision de l’OMS, La grippe mexicaine commence ces jours-ci à toucher l’Europe, déclenchant de nombreuses inquiétudes et une hausse des ventes de masques et d’antiviraux dans toutes les pharmacies de l’hexagone.

Pourtant, il ne sert à rien de demander des boîtes d’antiviraux à son pharmacien pour se traiter préventivement.

Non seulement votre pharmacien ne peut pas les délivrer sans prescription médicale mais en plus cela n’aurait pour effet que d’augmenter le risque de résistance au virus.

Les mesures

La France dispose d’un stock très important de doses, en cas de pandémie avérée (plus de 30 millions de traitements, soit plus de 300 millions de doses en France) et de masques. Il ne faut donc surtout pas tenter de se traiter tout seul de manière préventive.
Et en cas de symptômes grippaux (courbatures musculaires, gênes respiratoires, toux et fièvre) qui suivent un retour de voyage dans les destinations à risques, le mieux est de consulter dans les plus brefs délais son médecin traitant. Par ailleurs, le Ministère de la santé déconseille aujourd’hui les voyages pour le Mexique.

Vers un vaccin obligatoire contre la Grippe A

Face à l’imminence de la pandémie de grippe A, l’OMS a lancé la phase 5 d’alerte indiquant qu’une pandémie mondiale est en cours. Alors que 57 personnes sont en France à l’heure actuelle touchée par le virus H1N1, le niveau d’alerte sans précédent présage d’une vaccination obligatoire dans les mois à venir. Explications.

Déclaration de la phase 5

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, la phase 5 se caractérise par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS.

Si la plupart des pays ne sont pas encore touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues. A noter que le plan d’alerte devrait encore monter à la phase ultime 6 dès la rentré de septembre. Pour Roselyne Bachelot, il faut éviter que ce stade ne coïncide avec l’annonce éventuelle d’un premier cas mortel en France.

De nouveaux cas non importés

Pour la directrice de l’unité de recherches à l’Institut Pasteur, le professeur Sylvie Van der Werf, une vaccination générale et obligatoire est nécessaire :

“Nous allons être conduits à vacciner tout le monde” contre la grippe A/H1N1 et “le plus vite sera le mieux”. Après un premier cas de grippe A en Arabie Saoudite et deux nouveaux décès aux Etats-Unis ces derniers jours, c’est au tour de l’hexagone de comptabilisé 57ème victime du virus avec une épidémie qui risque de s’étendre encore et un bilan qui pourrait s’alourdir dans les prochains jours avec 25 cas encore en observation.

Un premier cas a en outre été pour la première fois lié à une transmission “secondaire”, c’est-à-dire une contamination d’une personne n’ayant pas voyagé mais ayant été en contact avec un cas confirmé de retour d’un pays concerné par le virus.

Va-t-on devoir se faire tous vacciner ?

Comme le présage le professeur Van der Werf, le virus du H1N1 ne disparaitra comme par enchantement. “Nous allons être conduits à vacciner tout le monde, au nord comme au sud, dans les pays riches comme ceux en voie de développement.

Et mon avis est que le plus vite sera le mieux, compte tenu de l’évolution actuelle”, ajoute-t-elle.Dans cette situation sans précédent, il faut donc frapper fort pour enrayer la propagation de ce virus qui “circule activement (…) avec une situation complexe puisqu’il y a codiffusion avec celui de la grippe saisonnière”.

Et comme l’évoque la directrice de recherche à l’Institut Pasteur “tout laisse à penser que ce virus touchera l’ensemble de l’hémisphère Nord” faisant un nombre de personnes touchés colossal.

Pour autant, les vaccins ne sont pas encore prêts à être dispensé au public. Il faudra encore attendre quatre à six mois avant de disposer de vaccins.

1 Français sur 2 victime de la grippe A à l’automne

À l’automne, entre 25 et 50 % de la population française pourrait être touchée par la grippe, selon plusieurs experts de la santé français.

Un scénario plus que probable

La question de l’apparition d’une deuxième vague de virus H1N1 fait aujourd’hui l’objet de toutes les inquiétudes. Sera-t-elle plus virulente ? Fera-t-elle les mêmes dégâts que la grippe espagnole au XIXème siècle ? Le virus pourrait-il muter en quelques mois ? Autant de questions auxquelles les organisations de la santé répondent avec plus moins de certitudes.
Pour le professeur Patrick Berche de l’hôpital Necker à Paris, le scénario le plus probable est la survenue d’un deuxième épisode de grippe. Et à savoir si celui-ci sera plus virulent, on ne peut répondre de rien d’après le biologiste :
“L’hypothèse la plus plausible est la survenue d’une deuxième vague à l’automne avec un assez grand nombre de cas, du fait de la forte contagiosité de ce H1N1. Dans ce cas, l’épidémie sera difficile à contrôler pendant 8 à 10 semaines durant lesquelles il faudra probablement envisager des mesures d’isolement collectives.”Pourquoi l’inquiétude ?
Même si le virus paraît plus bénin que prévu, avec deux à trois décès pour mille malades (contre un pour mille pour la grippe saisonnière), les virus grippaux restent imprévisibles et certaines caractéristiques soulèvent un certain nombre d’inquiétudes.
D’une part, le nombre de malades est potentiellement important, dans la mesure où il s’agit d’un virus nouveau, contre lequel la population n’est pas protégée sur le plan immunitaire.

Le nombre des cas humains de grippe pandémique H1N1 en 2009 augmente encore sensiblement dans de nombreux pays, même ceux qui sont touchés depuis un certain temps. Et alors qu’un vaccin ne sera pas disponible avant plusieurs mois, la propagation pandémique du virus risque de toucher plus de 20 millions de personnes avec statistiquement deux décès pour mille malades, ce qui monte à 40 000 le nombre de morts.

Alerte 6

Si le niveau d’alerte est actuellement de 5A sur le sol français, la montée en phase 6 d’alerte du plan national de pandémie grippale pourrait sûrement être décrétée en septembre. Comme le rappelle Roselyne Bachelot au micro de RTL, “Il est très probable que le début de l’automne verra une circulation beaucoup plus active du virus”.

Pourtant, malgré la montée au stade ultime d’alerte pandémique, la série de mesures à l’étude par le ministère de la Santé ne sera fera pas office de loi, applicable obligatoirement à tous. Malgré tout, des mesures de précaution, avec port de masques, devront peut-être être prises dans les lieux à une forte densité ou proximité entre les personnes (écoles, transports en communs…)

Une vaccination obligatoire pour tous les Français âgés de plus de 3 mois ?

En ce qui concerne le vaccin contre la grippe A, les essais cliniques, encore en cours ou sur le point de démarrer, ne permettent pas à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de se prononcer sur la nécessité sa généralisation à tous les Français.

Aux alentours du mois de septembre, la France pourra donc voir arriver ses premiers vaccins. Et pour le Pr Patrick Berche, la décision de vacciner tous les Français âgés de plus de 3 mois, n’est encore qu’une “option”, qui dépendra avant tout de l’évolution de l’épidémie et de sa virulence d’ici les prochains mois.

Grippe A : les bons gestes à avoir

Si le niveau d’alerte est actuellement de 5A sur le sol français, la montée en phase 6 d’alerte du plan national de pandémie grippale pourrait sûrement être décrétée dès septembre. En attendant le pic pandémique d’automne, voici quelques précautions pour prévenir le virus.

Des précautions simples

Comme le rappelle la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, si la France est encore relativement épargnée par le virus H1N1, il est très probable que le début de l’automne verra une circulation beaucoup plus active du virus”.
La montée au stade ultime d’alerte pandémique reste encore un scénario préoccupant de l’évolution du virus à la rentrée qui fait appel à une série de mesures et de précautions en cas de réelle propagation en septembre. En France, une campagne nationale d’information a d’ailleurs été lancée sur les “gestes barrière”. Ces précautions simples, ont pour objectif de limiter, voire endiguer la propagation du virus. On récapitule : Règles d’hygiène
Quand on tousse ou éternue, pensez à vous couvrir le nez et la bouche avec le bras ou des mouchoirs en papier. Jeter immédiatement ces mouchoirs dans des poubelles hermétiques et lavez-vous les mains. En effet, les mouchoirs sont de véritables vecteurs de transmission du virus.
A titre d’exemple, les virus emprisonnés dans les sécrétions se retrouvent ensuite dans la poche et contaminent les pièces de monnaie, les clefs et les mains… Il faut donc en plus de jeter ses mouchoirs, se laver les mains plusieurs fois par jour, avec de l’eau et du savon, ou les frictionner avec une solution hydroalcoolique.

Reconnaitre les symptômes

L’épidémie de grippe A à une forte transmissibilité mais possède les symptômes classiques d’une grippe saisonnière : une forte fièvre (au-delà de 38°C) associée à une toux, des maux de tête et de gorge, le nez qui coule, une sensation de fatigue et des courbatures. Des vomissements et nausées peuvent parfois se faire ressentir surtout chez les jeunes enfants.

Toute complication (asthme, douleur dans le dos, gêne respiratoire, confusion) constitue une forme grave, qui devra être rapidement signalée à son médecin. L’infection peut aussi être totalement asymptomatique et même passer inaperçue ! Enfin, les femmes enceintes et les 12-17 ans semblent les plus vulnérables, selon les premières analyses de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Si vous présentez des symptômes grippaux, contactez votre médecin traitant ou contactez le Centre 15, uniquement en cas d’urgence.

Limiter les contacts…

Une personne atteinte de la grippe A est contagieuse 1 à 2 jours avant l’apparition des symptômes et le reste durant toute la phase d’installation de la maladie, soit au total environ 5 jours.

La meilleure chose à faire si l’on est malade est de limiter ses contacts avec autrui. Si le malade est un proche, il faudra minimiser les contacts intimes; pour les autres, ne pas favoriser les contacts à “moins d’un mètre” selon l’Institut national de veille sanitaire.

Se faire vacciner ?

La vaccination ne sera pas obligatoire selon Roselyne Bachelot dans la conférence de presse du 27 aout du ministère de l’intérieur. Mais dans une visée altruiste d’évitement des facteurs de risques et de transmissions à son entourage, l’option de la vaccination peut s’avérer salvatrice.

Si l’on pense être contaminé, il faut s’adresser en priorité à son médecin traitant. Un numéro national est aussi en place: 0.825.302.302, le 15 étant réservé pour les cas graves et les enfants de moins d’un an.

Grippe A : les femmes plus enclines à suivre les règles d’hygiène

Alors que le ministère de la santé a lancé sa campagne d’information des gestes barrières contre la grippe A (H1N1), 54% des Français se sentent déjà concernés par ce principe de précaution.
Des gestes simples pour faire limiter les risques de contagion. Voici les maîtres mots du ministère de la santé dans son dernier spot de campagne contre le virus de la grippe A. Les Français sont donc appelés à se laver les mains plusieurs fois par jour, à jeter leurs mouchoirs après usage…
Et ça marche puisque plus de la moitié des Français adoptent d’ores et déjà les règles d’hygiène pour se prémunir de la contagion en France. Ces “responsables-hygiénistes”, baptisés ainsi par les auteurs de l’étude “Les Français et la grippe A/H1N1” de OTO Research/Fullsix publiée dernièrement, sont essentiellement des femmes ou des parents d’enfants scolarisés.
Ces responsables-hygiénistes conservent toute leur confiance en la société et les entreprises, dans leurs actions pour endiguer la pandémie, ce qui n’est pas le cas des “Saint Thomas”.
Autre profil de comportement face à la grippe A, les ” Saint Thomas”, composés majoritairement d’hommes, représentent 44% de la population de l’hexagone et n’ont rien changé à leurs habitudes. Ces personnes, loin de respecter le principe de précaution, sont pour la plupart issus du monde rural ou ne prenant pas les transports et se prendront des mesures une fois que ” la contagion sera plus visible et diffuse”.
Dernier profil relevé par l’étude, les “hyper actifs” constitue 3% des Français et sont stressés par la situation.
Ces Français plutôt pessimistes évitent les lieux de rassemblement et doutent des capacités de réaction des autorités.Enfin, alors que le pic épidémique est attendu dès septembre, les parents se disent sensibilisés à la rentrée scolaire de leurs bambins. 90% des personnes interrogées “veilleront au lavage régulier des mains, au savon ou avec des gels antibactériens”.
La moitié d’entre eux adopteront un régime alimentaire particulier pour renforcer les défenses immunitaires de leurs enfants.

Couple : comment faire bon ménage avec la grippe A ?

Très contagieux, le virus se propage rapidement d’un individu à l’autre. Quand on est en couple, les choses peuvent rapidement se compliquer si l’un des conjoints est infecté par le virus. Quels sont les gestes à adopter dans ces circonstances ? Faut-il cloitrer son(sa) chéri(e) en quarantaine ? L’amour et la grippe A peuvent aussi faire bon ménage à condition de respecter quelques règles d’hygiène.

Distance de sécurité

Un personne infectée par le virus du H1N1 peut transmettre la maladie en éternuant, en toussant et même rien qu’en parlant. A plus forte raison si votre conjoint est porteur du virus, vous devrez respecter une distance de sécurité, pour ne pas être contaminé à votre tour par les bactéries contenues dans l’air. Tout contact rapproché est ainsi source de contamination. Donc, haro sur les baisers et les discussions en tête à tête jusqu’à la fin de la période quarantaine, qui correspond à un délai de deux jours, après l’apparition des premiers symptômes grippaux.

Le masque ?

Pour plus de sécurité si vous devez sortir, l’idéal est le port d’un masque respiratoire anti-projection de type FFP2. Le masque de niveau 2 assure une barrière de protection à l’expiration et à l’inspiration.

Le grand nettoyage

Le virus de la grippe A se propage dans l’air. Les gouttelettes expulser par un individu en toussant peuvent ainsi contaminer l’air mais aussi les mains, les tissus, les objets alentours. Un grand nettoyage s’impose donc dans le cas où votre conjoint serait malade. Pensez à aérer chaque pièce de la maison en procédant méthodiquement, une pièce après l’autre.

On ferme les portes, afin d’éviter les courants d’air qui ne feraient que faire circuler plus rapidement les microparticules contaminées à l’ensemble des pièces de votre habitat. Le reste dit aussi passer au peigne fin : clavier d’ordinateur, téléphone, poignées de portes, vêtements…Mesure élémentaire

Le plus élémentaire des gestes à respecter en cas de suspicion du virus chez votre conjoint est de se laver les mains régulièrement au savon ou avec un gel hydro-alcoolique.

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