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Khella : cette plante médicinale méconnue qui aide à soulager les calculs rénaux et les troubles respiratoires


Originaire d’Afrique du Nord, le khella (Ammi visnaga) est une plante médicinale utilisée depuis des siècles dans plusieurs régions du bassin méditerranéen. Réputée pour ses propriétés relaxantes sur les muscles lisses, elle est notamment associée au soulagement des douleurs provoquées par les calculs rénaux, mais aussi à l’amélioration de certains troubles respiratoires comme l’asthme ou la bronchite. Aujourd’hui encore, cette plante suscite l’intérêt des chercheurs en raison de ses composés actifs aux effets potentiellement bénéfiques sur l’appareil respiratoire, urinaire et cardiovasculaire.

Qu’est-ce que le khella ?

Le khella, également connu sous les noms d’Ammi visnaga ou d’herbe aux cure-dents, appartient à la famille des Apiacées, la même que celle de la carotte, du fenouil ou du persil. Cette plante aromatique possède un goût amer et est davantage appréciée pour ses usages thérapeutiques que pour ses qualités culinaires.

Elle pousse naturellement en Afrique du Nord, au Moyen-Orient ainsi que dans de nombreuses régions méditerranéennes. Au fil du temps, sa culture s’est également développée en Australie et en Amérique du Sud.

Les principaux actifs du khella

Les propriétés du khella reposent principalement sur plusieurs substances naturelles :

  • Khelline
  • Visnagine
  • Flavonoïdes
  • Coumarines
  • Huile essentielle
  • Phytostérols

Ces composés sont étudiés pour leurs effets antispasmodiques, vasodilatateurs et relaxants sur certains muscles de l’organisme.

Pourquoi le khella est-il utilisé contre les calculs rénaux ?

Une aide traditionnelle contre les douleurs urinaires

Depuis longtemps, le khella est utilisé dans la médecine traditionnelle égyptienne pour accompagner l’élimination des calculs rénaux. Son action relaxante sur les muscles de l’uretère pourrait contribuer à réduire les spasmes provoqués par le passage des calculs.

Cette détente musculaire favoriserait également leur évacuation naturelle tout en limitant l’intensité des douleurs ressenties.

Un intérêt toujours étudié

Les chercheurs continuent d’explorer le potentiel du khella dans la prise en charge des douleurs liées aux voies urinaires. Son utilisation reste cependant complémentaire et ne remplace jamais un avis médical ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.

Khella et asthme : quels effets sur les voies respiratoires ?

Le khella est surtout connu pour son action sur les muscles des bronches. Plusieurs études ont montré que la khelline possède des propriétés capables de favoriser leur relaxation.

Cette caractéristique explique pourquoi certains dérivés de cette substance ont été utilisés dans la mise au point de médicaments destinés à la prise en charge de l’asthme.

Traditionnellement, la plante était employée pour :

  • Réduire la fréquence des crises d’asthme ;
  • Apaiser certains symptômes respiratoires ;
  • Soutenir le confort respiratoire ;
  • Accompagner les personnes souffrant de bronchite chronique.

Des bénéfices potentiels pour le système cardiovasculaire

Les recherches menées sur le khella ont également mis en évidence son action vasodilatatrice. En favorisant la relaxation des artères coronaires, la plante pourrait améliorer la circulation sanguine vers le muscle cardiaque.

Cette propriété a longtemps suscité l’intérêt des scientifiques dans le cadre de travaux portant sur certaines maladies cardiovasculaires et l’angine de poitrine.

Autres usages traditionnels du khella

Bronchite, emphysème et coqueluche

Dans plusieurs médecines traditionnelles, le khella était utilisé pour soulager différents troubles respiratoires chroniques, notamment la bronchite, l’emphysème ou encore la coqueluche.

Hygiène bucco-dentaire

En Espagne, certaines populations utilisaient autrefois les graines séchées du khella pour l’entretien des dents. Cette pratique est à l’origine de son surnom d’« herbe aux cure-dents ».

Précautions d’emploi

Malgré ses nombreuses utilisations traditionnelles, le khella contient des substances actives puissantes. Une utilisation prolongée ou inadaptée peut entraîner des effets indésirables chez certaines personnes.

Comme pour toute plante médicinale, il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé avant toute utilisation, notamment en cas de traitement médical, de grossesse ou de maladie chronique.

Ce qu’il faut retenir

Le khella est une plante médicinale ancienne dont les propriétés antispasmodiques continuent d’intéresser la recherche moderne. Traditionnellement utilisé contre les calculs rénaux, l’asthme et certains troubles respiratoires, il se distingue par la présence de composés actifs comme la khelline et la visnagine. Bien que prometteur, son usage doit toujours s’inscrire dans une démarche prudente et encadrée.

Karim

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