Disparition de Lyhanna dans le Gers : le témoignage bouleversant de sa mère et les nouvelles révélations sur le suspect
C’est un cauchemar qui perdure depuis le vendredi 29 mai. Alors que les recherches s’intensifient dans le Gers pour retrouver Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue à Fleurance, sa mère, Charly, a brisé le silence au micro d’Emilie Roussey sur BFMTV. Un témoignage poignant qui éclaire d’un jour nouveau les circonstances de cette disparition inquiétante et les liens troublants unissant la victime au principal suspect.
💬 "Je ne rêve que d'une chose, c'est qu'on la retrouve"
➡️ Lyhanna, 11 ans, a disparu depuis vendredi dans le Gers pic.twitter.com/NWYla1Og6a
— BFM Première (@BFMPremiere) June 1, 2026
Un lien de confiance trahi : les révélations de la mère
« Ça fait deux nuits qu’elle n’est pas là, c’est la fête des mères aujourd’hui, c’est horrible ce qui se passe. » Ces mots, prononcés avec une détresse palpable, résument l’agonie d’une famille dans l’attente. Charly ne rêve que d’une chose : retrouver sa fille et recevoir son traditionnel câlin.
Mais au-delà de l’émotion, son récit apporte des éléments factuels cruciaux à l’enquête. La jeune fille connaissait parfaitement l’homme de 41 ans actuellement en garde à vue. Il s’agit du père de Sofia, la meilleure amie de l’adolescente.
La mère se souvient d’une soirée pyjama en début d’année scolaire. L’homme s’était alors montré très familier, allant jusqu’à chatouiller la fillette. Interrogée à l’époque par ses parents sur d’éventuels gestes déplacés, l’enfant, visiblement choquée par la question, avait assuré qu’il jouait avec elle « comme un papa qui jouerait avec sa fille ». Cette relation de proximité quotidienne, matérialisée par des offrandes de goûters chaque matin au collège, constitue désormais une pièce maîtresse du puzzle. Selon Charly, il est fort probable que Lyhanna ait accepté de monter dans le véhicule de cet homme de confiance, pensant qu’il la ramènerait simplement chez elle.
Des déclarations contradictoires qui alourdissent les soupçons
La version des faits présentée par l’homme interrogé par les gendarmes ne tient pas la route. S’il a reconnu avoir déposé l’enfant aux abords de la piscine de Fleurance à sa propre demande, ses explications sont rapidement apparues imprécises et contradictoires.
Face à ces incohérences, la justice a décidé de durcir le ton. La garde à vue prolongée du dimanche a laissé place, ce lundi matin, à une décision plus lourde de conséquences. La procureure d’Auch Clémence Meyer a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans. Les charges retenues contre lui étant jugées suffisantes, le suspect doit être déféré devant le tribunal judiciaire d’Agen pour être présenté à un magistrat-instructeur.
Une course contre la montre pour les enquêteurs
Le temps presse. C’est le message clair envoyé par le colonel Philippe de Laforcade lors d’un point presse tenu dans le Gers. Face à l’urgence, la recherche gendarmerie Gers a considérablement élargi son dispositif.
« On est dans une logique de continuer notre montée en puissance, d’aller toujours plus fort et d’engager toujours plus de moyens », a-t-il déclaré, soulignant une réalité implacable : dans toute disparition adolescente, le temps est le principal ennemi. Chaque heure qui s’écloît réduit les chances de retrouver la jeune fille saine et sauve, transformant cette disparition collège Fleurance en une priorité absolue pour les forces de l’ordre.
