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Violences sexuelles à l’école maternelle : le témoignage déchirant des parents d’une fillette de 3 ans

Le cœur serré, Anne se souvient de ce goûter au parc qui a fait basculer sa vie. Sa fille de trois ans et demi, innocente, reproduit devant elle les gestes de l’animateur périscolaire. Ce témoignage glaçant révèle les failles béantes dans la protection des enfants pendant le temps périscolaire, un sujet que Cash Investigation explore ce 29 janvier 2026 sur France 2.

Une enquête nationale sur les abus dans les écoles parisiennes

 

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À Paris, pas moins de 60 enquêtes sont actuellement en cours pour des atteintes sexuelles survenues dans des établissements scolaires. La majorité de ces affaires se déroulent sur le temps périscolaire, période pourtant censée être encadrée par des professionnels formés. Les équipes d’Élise Lucet ont enquêté sur les conditions de recrutement et de travail des animateurs périscolaires, mettant en lumière des pratiques inquiétantes dans certaines mairies.

« Bon nombre de collectivités se montrent peu regardantes sur les profils des postulants », dénoncent les journalistes. Un laxisme qui aurait pu être fatal pour la petite fille de Jérôme et Anne, prénoms modifiés pour protéger leur identité, dont l’histoire symbolise aujourd’hui les dangers du système.

Le témoignage bouleversant des parents

La famille vivait dans le 11e arrondissement de Paris, leur enfant fréquentait l’école maternelle Baudin. La veille des vacances scolaires d’avril, un vent de panique souffle sur l’établissement : deux plaintes ont déjà été déposées au commissariat pour atteintes sexuelles présumées. Anne décide d’interroger sa fille, le cœur au bord des lèvres.

« Je lui ai demandé de me montrer comment l’animateur faisait les câlins », raconte-t-elle, la voix tremblante. L’enfant reproduit alors un geste insoutenable : sa main glisse sous le T-shirt de sa mère. Puis viennent les questions sur les parties intimes. « Elle m’a dit ‘oui, oui, il me touchait de manière inappropriée là’ ». Le monde s’écroule. « Je suis allée vomir derrière un buisson », confie Anne, des sanglots dans la voix.

Des signalements ignorés depuis septembre 2024

Lors d’une réunion avec l’école, la Dasco (Direction académique des services de coopération) et la CASP (Cellule académique de sécurité publique), les parents découvrent l’impensable. Une mère d’élève se lève, furieuse : « Dès septembre 2024, j’avais signalé au directeur des gestes déplacés sur mon fils par cet animateur ».

L’homme avait déjà des antécédents dans une autre école. Plutôt que d’être écarté, il avait simplement été déplacé des petites sections vers les moyennes sections. Pire encore : depuis septembre, une dizaine d’événements graves avaient été remontés aux autorités académiques. Des enfants cachés derrière des poubelles, des menaces de mort proférées, des mails alertant sur son comportement. Tous ces signaux n’ont pas suffi à stopper les agissements présumés.

Le système de sécurité des temps périscolaires mis en cause

Cette affaire soulève des questions cruciales sur le recrutement des animateurs périscolaires dans les écoles maternelles. Contrairement aux enseignants, ces professionnels ne sont pas toujours soumis aux mêmes contrôles renforcés. Certaines municipalités, pressées par le manque de personnel, baissent parfois leurs exigences lors des embauches.

Les procédures de signalement apparaissent également défaillantes. Alors que plusieurs parents avaient alerté l’administration scolaire, aucune mesure conservatoire immédiate n’a été prise pour éloigner l’animateur des enfants. Un manquement qui interpelle sur la coordination entre les différents acteurs de la protection de l’enfance : mairies, rectorats et forces de l’ordre.

Situation judiciaire et reconstruction de la victime

David G., 35 ans, animateur périscolaire mis en cause pour atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans, devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris en décembre 2025. Son procès a finalement été reporté au 26 mai 2026. L’accusé nie les faits les plus graves, affirmant publiquement qu’« il n’y a pas eu de contact inapproprié avec les enfants ».

La fillette, elle, a changé d’établissement. Ses parents assurent qu’« aujourd’hui, elle va bien », même si les séquelles psychologiques nécessitent un suivi à long terme. Leur combat aujourd’hui : que d’autres enfants soient épargnés grâce à un durcissement des contrôles et une meilleure formation des personnels encadrant les temps de loisirs en maternelle.

Karim

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