Macron alerte : une atteinte à la souveraineté du Groenland déclencherait des « conséquences en cascade inédites »
Alors que Donald Trump réitère publiquement son désir d’acquérir le Groenland, Emmanuel Macron a lancé un avertissement sans ambiguïté. Ce mercredi 14 janvier 2026, en Conseil des ministres, le président français a déclaré qu’une violation de la souveraineté de ce territoire autonome danois entraînerait des conséquences en cascade inédites. Une mise en garde forte, adressée implicitement à Washington, mais formulée avec fermeté diplomatique.
Une déclaration stratégique en pleine tension géopolitique
Le Groenland, bien que doté d’une large autonomie, reste un territoire intégré au royaume du Danemark — membre de l’Union européenne et allié de la France au sein de l’OTAN. Pour Paris, toute tentative d’annexion ou de pression coercitive contre Copenhague constituerait une rupture majeure dans l’ordre international. “Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland”, a souligné Emmanuel Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Le chef de l’État a insisté : si la souveraineté d’un pays européen et allié était menacée, “les conséquences en cascade seraient inédites”. Une formulation rare, qui traduit une inquiétude stratégique face aux ambitions territoriales affichées par l’ancien président américain.
Solidarité européenne et défense de l’ordre international
La France entend inscrire sa réponse dans un cadre collectif. “Nous suivons la situation avec la plus grande attention”, a précisé Macron, ajoutant que Paris agira “en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté”. Ce positionnement renforce l’unité européenne face aux velléités unilatérales, tout en rappelant que le respect de l’intégrité territoriale reste un pilier non négociable du droit international.
Le Groenland, riche en ressources naturelles et stratégiquement situé dans l’Arctique, est devenu un enjeu géopolitique majeur. Sa position géographique en fait un point clé pour les routes maritimes futures, les réserves minérales et la surveillance militaire. D’où l’intérêt accru des grandes puissances — et la vigilance accrue de l’Europe.
