Incendie de Crans-Montana : le « fils adoptif » des Moretti brise le silence avec émotion
Alors que la Suisse entière retient son souffle après la tragédie du Nouvel An, une voix inattendue s’élève pour défendre les propriétaires du bar La Constellation. Jean-Marc, qui se présente comme le « fils adoptif » de Jacques et Jessica Moretti, a choisi de témoigner publiquement — non pour justifier, mais pour humaniser.
Un drame qui a bouleversé l’Europe
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, un incendie dévastateur a ravagé le bar La Constellation à Crans-Montana, station alpine prisée des touristes aisés. En quelques minutes, des feux de Bengale posés sur des bouteilles ont enflammé un plafond en mousse hautement inflammable. Le bilan est effroyable : 40 morts, plus de 100 blessés, et des dizaines de jeunes marqués à vie par ce cauchemar de fin d’année.
L’enquête, toujours en cours, vise à établir si des manquements aux normes de sécurité ont rendu cette catastrophe évitable. Les regards se tournent rapidement vers les gérants de l’établissement.
Jacques et Jessica Moretti: "Des gens travailleurs et humains avant tout" estime Jean-Marc, le "fils adoptif" du gérant du Constellation pic.twitter.com/vhyrWOj3iC
— BFM (@BFMTV) January 12, 2026
Jacques et Jessica Moretti, au cœur de la tourmente judiciaire
Placés sous le feu des projecteurs médiatiques, Jacques et Jessica Moretti font face à des accusations lourdes : homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Le 9 janvier, Jacques Moretti a été incarcéré à titre préventif, les autorités suisses craignant un risque de fuite. Sa femme, Jessica, reste en liberté mais est également poursuivie.
Les questions fusent : ont-ils respecté les règles de sécurité ? Ont-ils minimisé les risques pour maximiser l’ambiance festive ? Pour l’heure, seule la justice pourra trancher.
« Ce ne sont pas des monstres » : le témoignage poignant de Jean-Marc
Le 12 janvier, Jean-Marc a accordé une interview à BFMTV. Visiblement ému, il a voulu rappeler que derrière les titres accablants se cachent des êtres humains. « Ce ne sont pas des monstres, ce ne sont pas des criminels », a-t-il lancé avec conviction.
Il insiste sur leur caractère : « Jacques et Jessica, ce sont des gens travailleurs, humains, qui ont toujours fait passer les autres avant eux. » Selon lui, le couple l’a élevé comme leur propre fils, le soutenant sans faille dans les moments les plus difficiles.
Une défense teintée de loyauté personnelle
Jean-Marc reconnaît la douleur des familles endeuillées. Il ne cherche pas à nier la gravité du drame. Mais il souhaite nuancer le portrait souvent caricatural dressé par certains médias, notamment italiens, qui évoquent des vidéos supposées montrer Jessica Moretti quittant les lieux avec la recette du soir.
« Ils faisaient tout pour que les gens passent un bon moment, pour que tout se passe bien », assure-t-il, soulignant leur engagement envers leurs clients.
Entre justice et présomption d’innocence
L’opinion publique est divisée. Certains réclament des sanctions exemplaires. D’autres plaident pour la patience, rappelant le principe fondamental de la présomption d’innocence. Une consultation citoyenne récente montre une majorité d’indécis — signe d’un débat complexe, où émotion et droit peinent à coexister.
Pendant ce temps, l’enquête continue. Experts en sécurité, ingénieurs en incendie et témoins directs sont entendus. Chaque détail compte pour reconstituer les minutes fatidiques qui ont transformé une soirée de fête en cauchemar collectif.
Un drame qui interroge sur la sécurité dans les lieux publics
Au-delà du cas Moretti, cet incendie relance un débat crucial : normes de sécurité dans les bars et discothèques, usage de matériaux inflammables, contrôle des effets pyrotechniques en intérieur… Des sujets trop souvent relégués au second plan jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
En 2026, alors que les rassemblements festifs reprennent de plus belle après des années de restrictions, ce drame rappelle cruellement que la vigilance ne doit jamais céder à la facilité.
