« 7 euros pour ça ? » : Michel Sarran dénonce le repas de cantine servi à sa petite-fille à Paris
Le chef Michel Sarran, figure emblématique de la gastronomie française et ancien juré de Top Chef, a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux après avoir dévoilé le repas de cantine servi à sa petite-fille dans une école du 18ᵉ arrondissement de Paris. Facturé 7 euros, ce déjeuner jugé « très très léger » par le chef toulousain interroge sur la qualité de la restauration scolaire dans la capitale.
Une photo qui en dit long
Le chef @MichelSarran1 vient de publier sur Instagram le repas de sa petite-fille dans une école de Paris 18ème : 7,00€ le repas pour ça ! Y’a vraiment des diététiciennes qui valident des portions comme ça ?😱
Pour avoir mangé toute mon enfance à la cantine, j’ai jamais vu ça ! pic.twitter.com/yEciOsEU5c— Romain AMBRO 💬 (@RomainAMBRO) February 1, 2026
Le 1er février 2026, Michel Sarran publie sur Instagram une image du plateau-repas de sa petite-fille. On y distingue un cordon bleu, une portion modeste d’endives, quelques quartiers de pomme et, selon les précisions du chef, environ 50 grammes de lentilles en accompagnement.
« L’éducation au goût de nos chères petites têtes blondes. C’est très important mais me voilà rassuré », ironise-t-il dans sa story, avant de préciser le lieu : l’école située rue Lamarck dans le nord de Paris.
Le prix qui fait réagir
Initialement annoncé à 10 euros, le tarif exact est rapidement corrigé par Michel Sarran : « Je me suis planté sur le prix. Pas 10… mais 7 euros », écrit-il accompagné d’un smiley hilare. Cette précision accentue le contraste entre le montant facturé aux familles et la portion visiblement insuffisante servie à l’enfant.
« Ce n’est ni une blague, ni une prison »
Face aux nombreuses réactions de ses abonnés, certains s’interrogeant sur le contexte de la photo, le chef précise avec humour noir : « Et à ceux qui me demandent si elle est incarcérée, non, pas du tout. Et ce n’est pas non plus une blague. » Une manière de souligner que cette situation, bien que surréaliste, reflète la réalité quotidienne de milliers d’élèves parisiens.
Comment fonctionne la restauration scolaire à Paris ?
La cantine scolaire parisienne concerne chaque jour des dizaines de milliers d’enfants, de la maternelle à l’élémentaire. Ce service public repose sur un cadre strict établi par la Ville de Paris, qui définit les menus, les normes nutritionnelles, les tarifs et les modalités des marchés publics.
Une organisation en plusieurs étapes
La préparation des repas est confiée à des prestataires privés spécialisés dans la restauration collective. Ces entreprises sont sélectionnées par appel d’offres et doivent respecter un cahier des charges précis en matière de qualité et de sécurité alimentaire.
Des cuisines centrales
Les plats sont majoritairement élaborés dans des cuisines centrales puis acheminés vers les établissements scolaires. Cette logistique permet une standardisation des menus mais soulève régulièrement des questions sur la fraîcheur et la quantité des portions servies.
Pourquoi cette polémique fait débat
L’affaire Michel Sarran résonne avec une préoccupation plus large des parents d’élèves concernant la qualité nutritionnelle et le rapport qualité-prix des repas servis en cantine scolaire. Le sujet touche à des enjeux fondamentaux :
- Tarif cantine Paris 7 euros : un prix justifié ?
- Portion repas cantine insuffisante : un problème récurrent
- Nutrition enfant école maternelle : des besoins spécifiques
- Restauration collective scolaire : entre contraintes budgétaires et qualité
Des questions légitimes sur l’avenir
Cette publication, bien que teintée d’humour, met en lumière des interrogations partagées par de nombreuses familles. Comment garantir une alimentation équilibrée aux enfants scolarisés tout en maintenant des tarifs accessibles ? Quel rôle doivent jouer les chefs cuisiniers et les professionnels de la gastronomie dans l’amélioration de la restauration scolaire française ?
Autant de questions qui dépassent le cadre de cette simple story Instagram et appellent à une réflexion plus large sur l’avenir de la cantine scolaire dans les grandes métropoles.
