Choc et polémique : Karine Le Marchand sous le feu des critiques après des propos perçus comme discriminatoires
Des déclarations qui déclenchent une vague de réactions
🇫🇷 Karine Le Marchand sur CNEWS : "J’ai vu le RER arriver. J’ai vu tous ces noirs et tous ces musulmans, ces arabes qui sortaient. Des gens qui avaient des têtes que j’avais pas l’habitude de voir […] J’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur". pic.twitter.com/39ieAtTsQe
— Mediavenir (@Mediavenir) February 9, 2026
Interrogée par Pascal Praud sur son vécu personnel lié à l’immigration en France, Karine Le Marchand a décrit son « choc » en découvrant la diversité parisienne à son arrivée dans la capitale. « Je me souviens, j’étais à Châtelet. J’ai vu le RER arriver. J’ai vu tous ces Noirs, ces musulmans, ces Arabes… J’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur », a-t-elle déclaré, évoquant son enfance à Nancy où elle était, avec sa sœur, la seule élève métisse de son école.
Ces formulations, associant origine perçue, religion et sentiment de peur, ont été perçues comme une généralisation stigmatisante. La réaction sur les réseaux sociaux a été fulgurante. En quelques heures, le hashtag #KarineLeMarchandRaciste a dominé les tendances françaises.
Contexte de l’intervention : documentaire et récit personnel
L’animatrice, fille d’un étudiant immigré burundais, intervenait dans le cadre de la promotion de son nouveau documentaire sur l’immigration, Les Nouveaux Français, retraçant un siècle de migrations en France. Un projet ambitieux, présenté comme une réflexion sur l’identité nationale et les parcours d’intégration.
Pourtant, le contraste entre l’objectif pédagogique de l’œuvre et la formulation de son témoignage a alimenté les critiques. Certains observateurs soulignent l’importance de contextualiser un souvenir personnel datant des années 1980. D’autres insistent sur la responsabilité des personnalités médiatiques dans le choix des mots, surtout sur un sujet aussi sensible que la diversité culturelle.
Réactions politiques et démarche institutionnelle
La polémique a rapidement dépassé la sphère numérique. Plusieurs parlementaires ont réagi avec fermeté. Les députées Ersilia Soudais (LFI) et Léa Balage El Mariky (Les Écologistes) ont annoncé avoir saisi l’Arcom pour propos racistes présumés. Dans leur courrier, elles dénoncent des « stéréotypes dangereux » et appellent à une vigilance accrue sur le traitement médiatique des questions migratoires.
Entre mémoire individuelle et responsabilité publique
Cette affaire relance un débat plus large sur le langage utilisé dans les médias. Comment raconter un choc culturel sans stigmatiser ? Quelle est la place du témoignage subjectif dans le débat public sur l’histoire de l’immigration en France ?
Les spécialistes des médias rappellent que chaque intervention d’une figure connue comme Karine Le Marchand — présentatrice de l’émission populaire L’Amour est dans le pré — porte une portée symbolique importante. La neutralité journalistique et la sensibilité aux enjeux sociétaux deviennent alors des impératifs éditoriaux.
Pourquoi cette polémique fait débat en 2026
Alors que la France continue de débattre de ses politiques migratoires et de sa mémoire collective, cet épisode illustre la tension persistante entre récit personnel et discours public. Il interroge aussi la manière dont les médias traitent les questions d’intégration, de représentation et de discrimination. Un sujet d’actualité qui reste profondément ancré dans l’actualité politique française.
