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Controverse à E.Leclerc Nîmes : une vidéo TikTok sur le Nouvel an chinois jugée raciste

Mercredi 11 février 2026, le centre E.Leclerc de Nîmes publiait sur TikTok une vidéo destinée à promouvoir ses offres liées au Nouvel an chinois. En quelques heures, la publication était retirée, submergée par une vague de critiques dénonçant des stéréotypes anti-asiatiques et un racisme banalisé. Cette affaire, survenue à quelques jours des célébrations du 17 février, interroge profondément sur les limites de la représentation culturelle dans le marketing digital contemporain.

La vidéo TikTok au cœur de la polémique

Tournée dans les rayons dédiés aux produits asiatiques, la séquence mettait en scène un employé habitué du compte local de l’hypermarché. Vêtu d’un kimono — vêtement traditionnel japonais, non chinois —, arborant un accent caricatural censé évoquer les communautés est-asiatiques, et manipulant des baguettes devant un bol, il annonçait les promotions Nouvel an chinois sur un fond musical de Louis Prima. Une combinaison perçue par de nombreux internautes comme une accumulation de clichés dépassés.

Réactions en ligne : indignation et débat public

Les commentaires ont rapidement enflammé la publication. « Trop tard, on a vu », « Vous n’allez pas vous en sortir comme ça », pouvait-on lire. Plusieurs utilisateurs de TikTok ont souligné l’incongruité culturelle — utiliser un kimono pour évoquer le Nouvel an chinois — ainsi que la perpétuation de mimiques stéréotypées. « C’est comme ça que vous voulez célébrer les cultures ? », interrogeait un internaute. D’autres, en minorité, défendaient une intention festive maladroite, sans volonté malveillante.

La réponse officielle d’E.Leclerc

Face à l’ampleur de la polémique réseaux sociaux, le siège de l’enseigne a rapidement réagi. « Cette vidéo ne correspond absolument pas à nos valeurs », a indiqué E.Leclerc au Parisien. Le centre de Nîmes a reconnu une erreur, supprimé le contenu, présenté ses excuses et rappelé ses équipes aux bonnes pratiques. « En aucun cas nous ne souhaitions stigmatiser ou manquer de respect envers une communauté. Nous regrettons sincèrement si certains ont pu se sentir blessés », a précisé le magasin dans un message public.

Enjeux plus larges : marketing culturel et responsabilité des marques en 2026

Cette affaire dépasse le cadre local. Elle illustre les défis croissants auxquels font face les grandes enseignes sur les plateformes sociales. En 2026, la sensibilité culturelle n’est plus une option : elle conditionne la crédibilité et l’acceptabilité des campagnes marketing. Les marques doivent désormais conjuguer créativité, respect des communautés et vigilance éditoriale. Former les équipes locales, valider les contenus avec des référents diversité, et écouter les retours du public deviennent des impératifs stratégiques. Cette erreur de communication rappelle que célébrer une culture exige connaissance, humilité et collaboration authentique.

Karim

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