Haute-Saône : choc absolu, un père découvre deux bébés congelés dans son congélateur
Le quotidien d’un père de famille bascule dans l’horreur. Ce mardi 10 février 2026, à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône, un quinquagénaire fait une découverte qui dépasse l’entendement. Dans le congélateur familial, deux corps de nouveau-nés, parfaitement conservés. Le choc est immense. Les gendarmes sont appelés en urgence. La compagne de l’homme, mère présumée des enfants, est rapidement localisée et placée en garde à vue. Une enquête pour découverte de cadavres est ouverte. Les questions se bousculent. Quand ces bébés sont-ils nés ? Dans quelles circonstances ont-ils perdu la vie ? Et surtout, comment en est-on arrivé là ?
La découverte macabre à Aillevillers-et-Lyaumont
Le drame se déroule dans un petit village de Haute-Saône, Aillevillers-et-Lyaumont. Un père de famille, décrit comme un quinquagénaire, ouvre le congélateur familial. Il découvre le premier corps d’un nouveau-né. Sous le choc, il prévient immédiatement les forces de l’ordre. Les gendarmes arrivent sur place et mettent au jour un second corps. Deux bébés, congelés, dissimulés dans le domicile familial. L’ampleur de la découverte dépasse l’imaginable.

La mère arrêtée à plus de 370 kilomètres
La compagne du père, avec qui il a eu plusieurs autres enfants, n’était plus sur les lieux au moment de la découverte. Selon les informations recueillies, elle aurait quitté le domicile familial en décembre dernier. Les enquêteurs ont rapidement retrouvé sa trace. Elle a été interpellée à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, à plus de 370 kilomètres du lieu des faits. Placée en garde à vue, elle fait désormais l’objet d’une enquête judiciaire approfondie.
Une enquête ouverte pour découverte de cadavres
Le parquet de Vesoul a ouvert une enquête pour découverte de cadavres. Les circonstances exactes de cette affaire restent floues. Le lien entre les deux corps retrouvés et la femme arrêtée n’a pas encore été formellement établi. Les enquêteurs travaillent à reconstituer la chronologie des événements. Quand ces bébés sont-ils nés ? Quand sont-ils décédés ? Qui a placé les corps dans le congélateur ? Autant de questions qui nécessitent des investigations minutieuses.
Le témoignage d’une habitante : « une malédiction »
Le petit village d’Aillevillers-et-Lyaumont est sous le choc. Une habitante, interrogée par les médias locaux, n’a pas hésité à évoquer une « malédiction ». Elle rappelle qu’en 2014, un meurtre avait déjà été commis au sein de cette même commune. Cette nouvelle tragédie ravive les souvenirs douloureux et plonge la communauté dans l’incompréhension. Le poids de l’histoire semble peser sur ce territoire.
L’affaire Véronique Courjault : un précédent glaçant
Cette découverte macabre rappelle inévitablement l’affaire Véronique Courjault, qui avait marqué les esprits il y a près de vingt ans. En juillet 2006, Jean-Louis Courjault découvrait les corps de deux nouveau-nés dans le congélateur familial, à Séoul en Corée du Sud. Sa femme, Véronique Courjault, avait dans un premier temps nié les faits avant d’avouer avoir tué et dissimulé les corps des deux enfants, nés en 2002 et 2003.
Le parcours judiciaire de Véronique Courjault
Véronique Courjault reconnaîtra également un troisième infanticide en 1999 en France, affirmant avoir brûlé le corps du nouveau-né dans la cheminée du domicile familial. En juin 2009, la cour d’assises d’Indre-et-Loire la condamne à 8 ans de réclusion criminelle pour les trois infanticides. Une peine jugée « plutôt clémente » au regard des près de trois années déjà passées en détention provisoire. En 2010, elle obtient une libération conditionnelle assortie d’une interdiction de s’exprimer dans les médias.
Les questions qui demeurent sans réponse
Dans l’affaire de Haute-Saône, de nombreuses zones d’ombre persistent. Les enquêteurs doivent notamment déterminer :
- La date exacte des naissances et des décès
- Les causes de la mort des deux nouveau-nés
- Le rôle exact de la femme arrêtée
- Les circonstances qui ont conduit à la dissimulation des corps
- La connaissance éventuelle du père des faits
Chaque élément sera crucial pour établir les responsabilités et comprendre ce drame familial hors du commun.
Le traitement médiatique d’une affaire sensible
Les affaires d’infanticide et de dissimulation de cadavres suscitent toujours une attention médiatique intense. Le public est à la fois horrifié et fasciné par ces drames qui défient l’entendement. Pourtant, derrière les gros titres et les images choc, il y a des vies brisées, des familles détruites, des traumatismes profonds. Le traitement journalistique de ces sujets doit se faire avec la plus grande prudence et le respect dû aux victimes.
Cette affaire de Haute-Saône, par son caractère exceptionnel et son lien avec l’affaire Courjault, interroge sur les mécanismes psychologiques qui peuvent conduire à de tels actes. Elle soulève également des questions sur le suivi des femmes enceintes, la prévention des infanticides et la protection des nouveau-nés. Les réponses ne viendront que progressivement, au fil de l’enquête judiciaire qui s’annonce longue et complexe.
