Scandale en salle : quand l’arnaque au restaurant devient répugnante
Une vidéo devenue virale dévoile une scène qui glace le sang de tous les professionnels de la restauration : un père de famille arrachant délibérément des poils sous son aisselle pour les glisser dans son assiette, prétextant ainsi une fraude alimentaire imaginaire afin d’échapper au paiement de son addition. Cette manœuvre dégoûtante, capturée par la vidéosurveillance du Pony Dining à Sydney, illustre l’escalade inquiétante des arnaques clients restaurants dans le monde entier.
L’incident filmé dans un restaurant argentin de Sydney
The level of scumbaggery…a man rips out his underarm hair in order to get a free meal for his family. A neighboring restaurant saw the video and messaged the owner to say the same family did it to them days prior with a rock he snuck in from his pocket. pic.twitter.com/8lfCQZOzjh
— 🌎 Kev_Almighty 🌎 (@BigYash_609) February 12, 2026
Le propriétaire du Pony Dining, établissement réputé du quartier des Rocks spécialisé dans la cuisine argentine et australienne, a découvert avec effarement les images de sa caméra de sécurité. On y voit distinctement un client terminer son repas avant de glisser discrètement la main sous son t-shirt, arracher quelques poils corporels puis les déposer avec soin sur son assiette contenant une côte de bœuf tomahawk.
Alerté par le client qui brandissait sa « preuve », le personnel s’est retrouvé face à un refus catégorique de régler une addition s’élevant à 600 dollars australiens, soit environ 350 euros. Les arnaqueurs avaient d’ailleurs eu le culot de sélectionner les plats les plus onéreux de la carte.
Le phénomène du « resto basket » gagne du terrain
Cette pratique, surnommée « resto basket » dans le jargon des restaurateurs, désigne ces clients indélicats qui simulent des problèmes sanitaires ou fuient discrètement après le repas. Si certains prétextent sortir fumer pour disparaître dans la nature, d’autres inventent des scénarios de plus en plus audacieux : cheveux dans les pâtes, insectes dans la salade, ou comme ici, poils corporels stratégiquement placés.
Les clients indélicats restaurants exploitent sciemment la vulnérabilité des établissements face aux réclamations sanitaires, sachant que les gérants préfèrent souvent annuler l’addition plutôt que de risquer une mauvaise réputation en ligne ou une inspection administrative.
Cadre juridique : quand le refus de payer devient délit
Contrairement à ce que croient nombre d’escrocs, le refus de payer addition restaurant constitue un délit puni par la loi. En France comme en Australie, cette pratique peut entraîner jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Pourtant, comme l’a constaté le restaurateur de Sydney, les forces de l’ordre classent souvent ces affaires en « litige civil » lorsqu’aucune preuve vidéo n’est immédiatement disponible.
Face à cette impunité perçue, les professionnels multiplient les mesures de protection : caméras discrètes, systèmes de paiement anticipé pour les groupes, ou encore formations du personnel pour identifier les comportements suspects dès l’arrivée en salle.
Protéger son établissement face aux fraudes alimentaires
Les restaurateurs victimes de fraude alimentaire restaurant doivent impérativement conserver les preuves vidéo et déposer plainte même après le départ des clients. Certaines associations professionnelles recommandent également de signaler ces individus via des plateformes collaboratives réservées aux établissements, créant ainsi une base de données informelle des fraudeurs récidivistes.
Car derrière chaque addition impayée se cache une réalité économique brutale : pour un restaurateur dont la marge nette avoisine les 5 %, une arnaque de 350 euros équivaut à plus de 7 000 euros de chiffre d’affaires à générer pour compenser la perte. Une équation qui menace directement la pérennité de milliers de petites structures.
