Crans-Montana : des proches des gérants du bar Le Constellation menacent des journalistes sur place
Crans-Montana: le immagini dell'aggressione ad una troupe Rai durante la realizzazione di un reportage sulle attività della famiglia Moretti, proprietari del locale "Constellation" pic.twitter.com/IJaSRa1FNh
— Rai1 (@RaiUno) January 6, 2026
Crans-Montana: le immagini dell'aggressione ad una troupe Rai durante la realizzazione di un reportage sulle attività della famiglia Moretti, proprietari del locale "Constellation" pic.twitter.com/IJaSRa1FNh
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Des journalistes pris à partie à Crans-Montana et à Lens
Des reporters de médias internationaux, notamment de la chaîne italienne Rai1 et du quotidien suisse Blick, racontent avoir été confrontés à une hostilité inattendue. À Crans-Montana, mais aussi à Lens — commune voisine où résident Jacques et Jessica Moretti —, ils auraient entendu des phrases comme “Cassez-vous” ou “Qu’est-ce que tu fais ici ? Journaliste de quoi ?”.
Un journaliste de Rai1, Domenico Marocchi, a même déposé plainte après avoir reçu un coup à la poitrine. Il décrit une scène “très violente”, allant jusqu’à qualifier les propos tenus de “menace de mort”.
Pressions devant les établissements liés aux Moretti
Les tensions ne se sont pas limitées au lieu du sinistre. Devant le restaurant Le Vieux Chalet, propriété du couple Moretti à Lens, des employés et des individus non identifiés auraient sommé les journalistes d’arrêter de filmer. Une femme, visiblement en colère, aurait proféré des insultes particulièrement agressives.
Selon les témoignages recueillis, ces comportements viseraient à “protéger” la famille des gérants, déjà sous le feu des critiques médiatiques et judiciaires.
Vidéosurveillance et rumeurs : ce que l’on sait (ou pas)
Dans ce climat tendu, des rumeurs circulent à propos de vidéosurveillance montrant Jessica Moretti quittant le bar au tout début de l’incendie, emportant la caisse. Certaines sources évoquent même des brûlures légères sur son bras. Pour l’heure, les autorités suisses n’ont ni confirmé ni infirmé l’existence ou la fiabilité de ces images.
Cette absence d’information officielle alimente spéculations et théories, rendant encore plus cruciale la mission des journalistes sur le terrain — et plus risquée leur présence.
Liberté de la presse en question dans une affaire sensible
Ces incidents interviennent alors que l’enquête pénale avance lentement. Les chefs d’accusation incluent homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Dans ce contexte, toute tentative d’entraver le travail des médias attire l’attention des défenseurs de la liberté d’expression.
Car si le deuil est légitime, il ne saurait justifier des actes qui entravent la recherche de vérité — une exigence centrale pour les familles des victimes, mais aussi pour la société tout entière.
