Le témoignage glaçant en vidéo : Axel, victime mineure de harcèlement
Une affaire qui secoue l’opinion publique depuis des années vient de connaître un dénouement judiciaire définitif. Alors que Jean-Marc Morandini renonçait à son pourvoi en cassation, une voix longtemps étouffée s’est élevée sur BFMTV. Dans une vidéo bouleversante, Axel révèle ce qu’il a enduré à 15 ans face aux assauts numériques d’un animateur alors puissant. Son témoignage dévoile les mécanismes insidieux du harcèlement sur mineur.
« J’ai failli mettre fin à mes jours », confie Axel, victime de Jean-Marc Morandini pic.twitter.com/08B2m7ySGf
— BFM (@BFMTV) January 29, 2026
Le piège du stage qui se referme
Tout commence par une recherche de stage ordinaire sur les réseaux sociaux. Un adolescent enthousiaste contacte une personnalité médiatique. La réponse arrive « hyper rapide », presque trop facile. Jean-Marc Morandini accepte immédiatement. Mais derrière cette bienveillance apparente se cache une tout autre intention.
Les échanges par SMS dévient rapidement vers l’intime. L’animateur de CNews interroge le jeune sportif sur ses douches collectives, scrute ses habitudes corporelles avec une insistance troublante. À plus de 50 ans, il franchit délibérément la limite en exigeant des photos explicites. Une pression quotidienne, chaque soir, jusqu’à l’obtention du cliché.
L’emprise psychologique d’un prédateur
Pour échapper à cette spirale, Axel envoie finalement une image trouvée sur internet. Un subterfuge désespéré pour couper court aux demandes incessantes. Il décrit aujourd’hui cette période comme une véritable emprise psychologique. Le pouvoir asymétrique entre un adulte célèbre et un adolescent vulnérable crée un climat de terreur silencieuse.
Porter plainte devient un parcours semé d’embûches. Le jeune homme met « beaucoup de temps à conscientiser » la gravité des faits. Combien de mois avant d’oser franchir les portes d’un commissariat ? Combien de nuits à se persuader que c’était sa faute ? Le harcèlement sur mineur laisse des traces invisibles mais profondes.
Le procès et ses séquelles dévastatrices
Entre le premier procès et l’appel, Axel traverse une période sombre. Les arguments de la défense de Morandini résonnent comme des coups de poignard. Minimiser les faits en les qualifiant de « blague » aggrave le traumatisme. « J’ai failli mettre fin à mes jours », confie-t-il avec une franchise qui glace le sang dans cette vidéo témoignage.
Cette envie de suicide révèle l’impact dévastateur du déni judiciaire sur les victimes adolescentes. Quand un adulte refuse d’assumer ses actes, la souffrance psychologique s’amplifie. La justice tarde parfois à réparer ce que les mots ont brisé.
La condamnation définitive
Jeudi 22 janvier 2026, Jean-Marc Morandini renonce officiellement à contester sa condamnation. La cour d’appel confirme 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement aggravé. Une décision qui clôt le volet pénal mais ne referme pas les plaies psychologiques.
Ce témoignage courageux éclaire un phénomène malheureusement répandu : le prédateur qui utilise sa notoriété pour approcher des mineurs. Les réseaux sociaux deviennent son terrain de chasse favori. La vigilance parentale et l’éducation au numérique restent des boucliers essentiels.
