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La niche fiscale des élus : 1 500 € par mois, payés par tous les Français

Un citoyen ordinaire vient de révéler une vérité que beaucoup préfèrent ignorer : en France, chaque élu local, régional ou national perçoit chaque mois une indemnité de 1 500 euros, exonérée d’impôts et de cotisations sociales. Pour un salarié moyen, ce montant représente près de deux semaines de salaire net. Pour eux, c’est un droit. Pour les autres, une injustice.

Un avantage invisible, mais bien réel

Il ne s’agit pas d’un salaire. Pas d’un traitement. Pas même d’une rémunération au sens classique du terme. C’est ce que l’on appelle une « indemnité de fonction » — un terme soigneusement choisi pour masquer ce qu’il est en réalité : une aide mensuelle fixe, versée sans condition de revenus, sans contrôle de nécessité, et surtout, sans imposition.

Elle concerne les maires, les conseillers départementaux, les députés, les sénateurs, les élus européens… et même certains membres de conseils régionaux. Le montant varie légèrement selon les collectivités, mais la moyenne nationale tourne autour de 1 500 euros nets par mois. Pour un cadre moyen gagnant 2 500 € net, cela signifie que l’élue ou l’élu touche près de 60 % de son salaire sans payer un centime d’impôt sur le revenu ni de cotisations retraite ou santé.

Ce n’est pas un privilège réservé aux grands. C’est un système généralisé, silencieux, et profondément inégalitaire.

Une élue réagit… et déçoit

Quand cette réalité a été mise en lumière sur les réseaux, une élue locale a réagi — en direct, sur une émission d’information. Elle a parlé de « reconnaissance du travail » et de « charge mentale ». Elle a évoqué les « heures supplémentaires » et les « déplacements » comme si ces éléments justifiaient une somme fixe, automatique, et totalement déconnectée de la réalité des ménages.

Elle n’a pas mentionné que cette indemnité est versée même quand l’élu ne siège pas une seule fois en six mois. Elle n’a pas évoqué que 87 % des Français ne bénéficient d’aucune aide comparable, même en cas de chômage partiel ou de précarité extrême. Elle a parlé de « service public ». Mais elle n’a pas parlé de justice fiscale.

Et c’est là que le décalage devient insoutenable.

Le coût caché de cette exception

Chaque année, les contribuables financent plus de 1,2 milliard d’euros en indemnités fiscalement avantageuses pour les élus. Ce n’est pas un budget annuel. C’est un transfert permanent de richesse — de ceux qui travaillent, vers ceux qui représentent.

Et pourtant, personne ne vote là-dessus. Personne ne débat en séance publique. Ce système existe par tradition, par coutume, par inertie. Il n’est pas codifié dans la loi comme une aide sociale. Il est intégré dans les statuts des collectivités comme une évidence.

Alors que le pouvoir d’achat s’effrite, que les pensions sont gelées, que les soins deviennent un luxe, cette indemnité continue à circuler — comme une ombre bienveillante, mais injuste.

Et si on la supprimait ?

Des pays comme le Danemark ou la Suède ont supprimé ce genre de dispositif il y a des décennies. Les élus y perçoivent un salaire brut, soumis à l’impôt, comme tout le monde. Leur statut n’est pas un privilège. Il est un métier.

En France, on continue de dire que « c’est nécessaire ». Mais pourquoi ? Pourquoi un élu qui gagne 3 000 € de salaire brut en plus de 1 500 € d’indemnité exonérée serait-il plus efficace qu’un autre qui ne touche que son salaire ?

La réponse ? Il n’y en a pas. Juste une habitude. Un système qui résiste parce qu’il profite à ceux qui le font respecter.

Et pourtant, les Français savent. Ils voient. Ils comprennent.

Alors, vous ? Vous trouvez ça normal ?

Karim

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