Bayrou fait feu aux journalistes : « Vous étiez en vacances ! »
Alors que la rentrée politique s’annonce tendue, François Bayrou a surpris par une sortie cinglante face aux journalistes. Interpellé sur son absence de travail durant l’été, le Premier ministre n’a pas mâché ses mots : « Vous étiez en vacances, vous étiez en vacances ! » Une réplique cinglante, servie avec un sourire narquois, qui relance le débat sur les rythmes de travail en politique – et sur l’hypocrisie médiatique.
Un clash en forme de mise au point
Ce mardi matin, lors d’un point presse informel devant l’Hôtel Matignon, plusieurs journalistes de France Inter, Le Monde et BFM TV ont interrogé François Bayrou sur son activité estivale. Ces derniers lui reprochaient, avec une pointe d’ironie, de n’avoir publié aucune déclaration majeure, ni mené d’initiative notable entre juillet et septembre.
Sans se démonter, Bayrou a répliqué du tac au tac : « Vous étiez en vacances, vous étiez en vacances ! ». Puis, martelant sa phrase comme un avocat devant la cour, il a ajouté : « J’étais le seul ici ! ». Un aveu à peine voilé d’un été passé à superviser discrètement des dossiers sensibles, loin des projecteurs.
Une rentrée sous tension
Derrière cette saillie, un message politique clair : le Premier ministre refuse d’être mis en cause sur son rythme alors que les médias, eux aussi, ont ralenti le tempo. Pendant l’été, les émissions politiques de France Inter ont été en pause, Le 20h de TF1 a diffusé des magazines, et de nombreux journalistes ont bénéficié de congés payés – comme tout citoyen français.
Bayrou a d’ailleurs souligné que plusieurs réunions techniques ont eu lieu en juillet, notamment sur la réforme des retraites et la relance industrielle, mais sans communication publique. « Travailler en silence, ce n’est pas ne pas travailler », a-t-il insisté, visiblement agacé par ce qu’il perçoit comme un traitement inéquitable.
Un style bien trempé, une stratégie assumée
Connue pour son franc-parler, François Bayrou incarne une nouvelle manière de gouverner : moins spectaculaire, plus pragmatique. Son attitude tranche avec celle de ses prédécesseurs, souvent en quête de visibilité médiatique permanente. Ici, pas de communiqués tonitruants, pas de selfies stratégiques. Juste du travail – et une réplique cinglante quand on le provoque.
Ce clash révèle aussi une tension latente entre le pouvoir exécutif et la presse. Alors que les journalistes cherchent à tenir le gouvernement en éveil, Bayrou leur renvoie l’image d’un été partagé, où chacun a pris du recul – sauf, selon lui, ceux qui posent les questions.