Macron tacle les « mabouls » anti-Algérie : le choc des vérités sur les médecins étrangers
Une colère présidentielle contre la bureaucratie médicale
🔴BREAKING |💬"La situation internationale nous montre qu'il faut être loin de toutes les caricatures, être plutôt dans le dialogue"
➡️ @EmmanuelMacron revient sur sa critique des "mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie"#BFM2 pic.twitter.com/N7c15EUU56
— RDC BREAKING NEWS (@BreakingN_RDC) April 27, 2026
Face à un médecin originaire d’Oran, le président n’a pas mâché ses mots concernant le statut des praticiens diplômés hors Union européenne (PADHUE). « C’est encore le bordel. C’est un truc qui me rend dingue ! », a-t-il confessé, dénonçant une « folie du système français ». Le cœur du problème réside dans l’obligation imposée à ces professionnels expérimentés de repasser des concours complexes pour obtenir une titularisation, alors qu’ils exercent déjà au quotidien dans nos établissements de santé.
Cette exigence administrative est perçue par l’exécutif comme un frein artificiel. « On a un système qui marche sur la tête », souligne Emmanuel Macron. Au lieu de faciliter l’insertion de ces talents, la machine institutionnelle semble conçue pour les ralentir, créant une précarité injustifiée pour des acteurs essentiels de la chaîne de soins.
L’Algérie, premier fournisseur de soins de la France
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et justifient l’urgence d’une réforme. Au 1er janvier 2025, pas moins de 19 154 médecins diplômés hors UE exerçaient officiellement en France. Parmi eux, une proportion écrasante vient du Maghreb et du Moyen-Orient. Les statistiques de l’Ordre des médecins révèlent que 38,8 % de ces praticiens sont diplômés en Algérie. Viennent ensuite la Tunisie (15,1 %), la Syrie (8,6 %), le Maroc (7,4 %) et le Liban (4 %).
Ces données illustrent la dépendance structurelle du système de santé français vis-à-vis de l’immigration médicale qualifiée. Dans un contexte de désert médical aggravé, où chaque poste vacant pèse sur la qualité des soins, se priver de cette ressource humaine ou la maintenir dans une situation administrative instable apparaît comme une aberration économique et sanitaire.
La critique d’une régulation par la pénurie
Emmanuel Macron a également pointé du doigt les pratiques de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM). Selon lui, l’institution applique une logique « à l’ancienne » basée sur une régulation de l’offre par la rareté. « Dans la tête de tout le monde, il faut faire de la régulation médicale par l’offre donc, plus on emmerde les gens longtemps, mieux c’est parce que cela nous coûtera moins cher », analyse-t-il avec amertume.
Cette approche, qui vise à contenir les dépenses en complexifiant l’accès à la profession, est jugée contre-productive par le chef de l’État. Elle génère non seulement une souffrance au travail pour ces « gens remarquables », mais elle empêche aussi une planification efficace des ressources humaines dans les territoires sous-dotés.
Vers une réconciliation diplomatique et sanitaire ?
Au-delà de la gestion interne des hôpitaux, cette prise de position s’inscrit dans une volonté de apaiser les tensions avec Alger. En qualifiant de « mabouls » les partisans d’une ligne dure contre l’Algérie, Emmanuel Macron tente de dissocier la question migratoire des contentieux historiques ou politiques. Il rappelle que la coopération sanitaire est un pilier incontournable des relations franco-algériennes.
Pour le gouvernement, l’enjeu est clair : transformer l’essai. Il s’agit de passer d’une gestion subie de l’immigration médicale à une politique d’accueil structurée, capable de fidéliser ces talents internationaux. La balle est désormais dans le camp des institutions administratives, dont la résistance au changement pourrait continuer à entraver la résolution de la crise hospitalière.
