Écoconduite : l’expert Stellantis révèle sa méthode choc pour diviser sa facture carburant par deux
Qu’est-ce que l’écoconduite et pourquoi l’adopter dès maintenant ?
Christophe Joigny définit l’écoconduite comme une méthode de conduite à part entière, bien plus qu’une simple astuce du dimanche. Elle vise simultanément trois objectifs majeurs : diminuer la consommation de carburant, limiter les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, et réduire le risque d’accident grâce à une conduite plus fluide. Une approche gagnant-gagnant-gagnant, particulièrement pertinente lorsque le budget carburant représente une part croissante des dépenses familiales.
Mais attention, l’écoconduite ne se résume pas à rouler lentement. C’est une discipline qui exige rigueur, anticipation et connaissance technique. Christophe Joigny insiste : « Il faut avant tout s’y tenir, comme un régime alimentaire. C’est une rigueur quotidienne. » Fixer un objectif réaliste, comme une réduction de 10 % de sa consommation, constitue un premier pas motivant et mesurable.
Les deux prérequis indispensables avant de démarrer
Avant même de toucher au volant, deux conditions préalables garantissent le succès de votre démarche d’économie de carburant.
Le choix du véhicule arrive en tête. « La consommation d’un véhicule dépend en grande partie du type de moteur », explique l’expert. Plus un véhicule est lourd et volumineux, plus il consomme. Pour maximiser les économies de carburant, privilégiez un véhicule citadin, léger et moderne. Un diesel de 75 chevaux, comme celui utilisé par Christophe Joigny, reste un choix pertinent pour les longs trajets routiers.
Le suivi précis de sa consommation constitue le second pilier. Notez systématiquement le kilométrage et la quantité de carburant ajoutée à chaque plein. Cette traçabilité permet d’évaluer objectivement vos progrès et d’ajuster vos pratiques. Sans mesure, pas de maîtrise.
Les gestes concrets qui transforment votre conduite au quotidien
Dans son ouvrage, Christophe Joigny détaille une vingtaine d’actions opérationnelles. En voici les plus impactantes pour une conduite économique efficace.
Ralentir intelligemment sur autoroute et routes rapides
« L’écoconduite nécessite un ralentissement de l’allure », prévient l’expert. Mais pas question de frustration inutile : il propose un compromis astucieux. Sur autoroute, rouler à 110 km/h au lieu de 130 km/h ne fait perdre que 30 secondes sur un trajet moyen, tout en générant une économie de carburant significative. De même, sur route limitée à 110 km/h, maintenir 90 km/h optimise le rendement moteur sans sacrifier la fluidité du déplacement.
Privilégier le frein moteur et anticiper les flux
Les phases de freinage suivies de réaccélération sont les plus gourmandes en carburant. « Il faut utiliser le moins possible la pédale de frein », recommande Christophe Joigny. Avec un moteur thermique, lever complètement le pied de l’accélérateur en descente permet de rouler sans consommer, grâce au frein moteur. L’anticipation devient alors votre meilleur allié : prendre ses distances avec le véhicule précédent, décélérer progressivement avant un ralentissement, éviter les à-coups. Une « conduite de sagesse » qui préserve à la fois votre portefeuille et votre véhicule.
Optimiser l’équipement et l’entretien de son automobile
Plusieurs gestes simples complètent la démarche :
- Éviter l’usage excessif de la climatisation voiture, qui augmente notablement la consommation ;
- Choisir des pneus basse consommation, conçus pour réduire la résistance au roulement ;
- Retirer les objets lourds inutiles du coffre pour alléger le véhicule ;
- Démonter les barres de toit ou coffres de transport lorsqu’ils ne sont pas utilisés, afin de limiter la résistance à l’air.
Ces ajustements, cumulés à une conduite souple, prolongent également la durée de vie du véhicule et réduisent les frais d’entretien automobile. Un cercle vertueux économique et écologique.
Résultats concrets : 3,7 L/100 km, est-ce vraiment possible ?
Christophe Joigny applique sa méthode depuis dix ans, avec des résultats chiffrés. Son véhicule, une citadine diesel de 75 chevaux achetée il y a neuf ans et ayant parcouru plus de 250 000 kilomètres, affiche en 2026 une consommation moyenne de 3,76 litres aux 100 km. À titre de comparaison, le même modèle en conduite standard consomme environ 5 L/100 km. Soit une économie supérieure à 25 %.
« On arrive au moins à 10 % d’économie. Avec cette méthode, je fais environ 2 pleins et demi en moins par an », précise l’expert. Une somme réaffectable à d’autres priorités, comme les études des enfants ou l’épargne. Au-delà du gain financier, l’écoconduite offre aussi une conduite plus apaisée, moins stressante, et plus sûre.
Et sur la route, comment gérer les relations avec les autres conducteurs ?
« Il faut être patient, c’est certain », concède Christophe Joigny. Parfois, sa conduite plus mesurée peut gêner des usagers pressés. Inversement, un trafic dense ou agressif peut perturber sa propre démarche. L’expert assume ce compromis : « Parfois, j’avoue que je m’autorise quelques pointes », conclut-il avec un sourire. Pour évacuer la frustration, il regarde les courses automobiles à la télévision ou joue sur console. Une soupape nécessaire pour tenir sur la durée.
L’écoconduite n’est donc pas une privation, mais une optimisation intelligente de sa mobilité. Dans un contexte de hausse des prix du carburant et de prise de conscience écologique, la méthode de Christophe Joigny, expert Stellantis, offre une réponse pragmatique, accessible et immédiatement applicable. Son livre L’écoconduite facile devient ainsi un compagnon de route précieux pour tous ceux qui souhaitent concilier budget, plaisir de conduire et responsabilité environnementale.
