Ce secret du savon de Marseille que vous ignorez : pourquoi cette erreur abîme tout
Savon de Marseille vert ou blanc : l’erreur qui sabote votre ménage
Lorsque vous vous tenez devant le rayon des drogueries, les deux cubes se ressemblent au premier regard. Il est tentant de choisir au hasard, persuadé que la couleur n’est qu’une question d’esthétique. C’est une erreur de jugement. Cette teinte reflète en réalité une composition bien différente qui influe directement sur la douceur du produit, son pouvoir dégraissant et les résidus qu’il peut laisser.
Le cube vert doit sa couleur caractéristique à l’huile d’olive, souvent issue des grignons d’olive, utilisés lors de la saponification à chaud dans le chaudron. À l’inverse, le cube blanc est traditionnellement fabriqué à partir d’huile de palme ou, plus fréquemment aujourd’hui, d’huile de coprah provenant de la noix de coco. Ces matières premières ne réagissent pas de la même façon avec la soude. En résulte deux produits aux caractères opposés : penser qu’ils sont interchangeables revient à demander le même travail à deux ouvriers aux compétences distinctes.
Pourquoi le choix de la couleur est déterminant
L’erreur la plus fréquente consiste à croire que le cube blanc, visuellement très net et pur, serait aussi le plus doux pour l’épiderme. La réalité chimique est tout autre. Sa formulation le rend bien plus décapant, ce qui peut assécher la peau sensible ou abîmer des fibres textiles fragiles. À l’inverse, utiliser le savon vert pour dégraisser une hotte ou un plan de travail très encrassé laisse souvent un film gras désagréable. On se retrouve alors avec une surface qui semble propre mais qui accroche les salissures au premier passage.
Pour optimiser vos produits ménagers naturels, il est crucial de comprendre la destination première de chaque variété :
- Le savon vert : Riche en huile d’olive nourrissante, il se destine prioritairement aux usages cosmétiques. Il s’utilise pour la toilette quotidienne, le lavage des mains et convient parfaitement au linge de bébé. Il excelle surtout sur les textiles délicats comme la soie, la dentelle ou la laine, car sa douceur nettoie sans agresser les fibres.
- Le savon blanc : Plus moussant et plus dégraissant grâce aux huiles de coprah ou de palme, il se montre bien plus efficace pour attaquer des taches tenaces ou un sol encrassé.
Vrai savon de Marseille : les bons réflexes devant le rayon
Au-delà de la couleur, la qualité du produit reste le critère essentiel pour un nettoyage écologique réussi. Que le cube soit vert ou blanc, un savon authentique doit impérativement afficher la mention « 72% d’huile » gravée sur l’une de ses faces. Cette indication garantit un taux de matière grasse suffisant pour une efficacité optimale.
La liste d’ingrédients doit être courte et limpide : elle se limite aux huiles végétales, à l’eau, à la soude et au sel. Méfiez-vous des ajouts inutiles comme les graisses animales, les parfums de synthèse, les colorants ou les conservateurs chimiques tels que l’EDTA. Un véritable savon de Marseille est dur, sèche en vieillissant et ne contient pas de glycérine ajoutée en tête de liste, sinon il risque de rester mou et trop gras, rendant son utilisation difficile.
Fiche mémo pour une utilisation optimale
Pour vous y retrouver en quelques secondes lors de vos corvées, gardez cette correspondance en tête :
- Vert : Toilette du corps, linge de bébé, laine, soie et tissus fragiles.
- Blanc : Cols de chemise, taches grasses, coton, linge de maison, sols et murs.
- Vert dilué : Nettoyage en douceur de surfaces sensibles.
- Blanc râpé : Base idéale pour une lessive maison destinée au linge courant.
En respectant ces distinctions simples, vous transformerez un produit basique en un outil de précision pour votre foyer, évitant ainsi les dégâts sur vos vêtements et votre épiderme.
