Choc à Crans-Montana : « Ils étaient tous au courant » des failles sécurité incendie
Un mois et demi après l’incendie de Crans-Montana qui a fait 41 morts et 150 blessés, des révélations explosives émergent lors des auditions des responsables de la sécurité incendie Crans-Montana. Ces témoignages soulèvent un voile sur les manquements sécurité incendie qui ont précipité la tragédie au bar Constellation. Pourquoi un établissement public a-t-il échappé à toute inspection depuis 2019 ?
Les auditions des responsables sécurité incendie de Crans-Montana
Les auditions ont eu lieu les 6 et 9 février 2026 devant trois magistrates et une quarantaine d’avocats. Ken Jacquemoud, ancien chef de la sécurité incendie Crans-Montana depuis 2017 jusqu’en mai 2024, et Christophe Balet, son successeur actuel, ont détaillé les obstacles rencontrés. Ils ont expliqué comment le manque de ressources a empêché des contrôles systématiques des établissements recevant du public Crans-Montana.
Des alertes répétées ignorées
Ken Jacquemoud se rappelle avoir débuté seul dans son rôle. Il a lutté pour constituer une équipe passée à cinq personnes aujourd’hui. Lors d’une présentation au conseil communal, il avait comparé ses missions légales à la réalité : manque de ressources sécurité incendie flagrants.
Manque criant de moyens à Crans-Montana
Christophe Balet confirme cette pénurie. L’équipe priorisait hôpitaux et hôtels, reléguant bars et restaurants comme le Constellation en bas de liste. « On planifie un maximum de visites en sachant qu’on ne suit pas l’ordonnance, par manque de ressources », a-t-il déclaré. Une situation connue de tous.
Le « Personal Stop » bloque les embauches
- En janvier 2025, Nicolas Féraud, président de la commune, impose le Personal Stop.
- Aucun nouveau poste possible, seulement des remplacements.
- Les demandes de renforts restaient sans suite.
Face à la surcharge, la hiérarchie répondait simplement : « Contrôlez au moins les hébergements ». Les bars n’étaient pas prioritaires.
Révélation choc : tous connaissaient les failles
Ken Jacquemoud assène : « Ils étaient tous au courant ». Cela inclut le couple Moretti, gérants du Constellation, et les autorités locales et cantonales. Nicolas Féraud avait pourtant affirmé ignorer l’absence de contrôles après le drame. Des plaintes pour manquements gravissimes Crans-Montana visent désormais le président communal.
Ignorance des matériaux inflammables au Constellation
Les magistrates interrogent sur la mousse acoustique inflammable Crans-Montana. Réponse unanime : « Je ne connais pas ce produit ». Ni Jacquemoud ni Balet ne savaient sa dangerosité. Aucune consigne n’existait pour vérifier ces installations avant la catastrophe. De nouvelles directives cantonales n’ont suivi qu’après.
Formations insuffisantes des agents
Les deux hommes, pompiers reconvertis, affichent des profils atypiques : un diplôme de bûcheron pour l’un, garagiste pour l’autre. Christophe Balet a échoué son brevet de sécurité incendie sans repasser. Ken Jacquemoud conclut avec émotion : « Mes pensées vont aux victimes et aux intervenants traumatisés ».
Les responsables resteront libres en attendant de nouvelles auditions. Ces révélations incendie Crans-Montana 2026 interrogent les responsabilités dans cette tragédie qui a secoué la station suisse.
