Pascal Praud sort de ses gonds face à une blague sur l’affaire Epstein : « Là ce n’est pas drôle »
Le plateau de CNews s’est transformé en terrain sensible ce mercredi 12 février 2026, lorsque l’affaire Epstein a été évoquée dans L’Heure des Pros. Alors que les documents déclassifiés continuent de révéler de nouvelles personnalités citées dans ce dossier retentissant, un chroniqueur a tenté une remarque ironique à l’encontre de Pascal Praud. La réaction du journaliste nantais de 61 ans a été immédiate, ferme et sans équivoque : « S’il vous plaît, n’ironisez pas. Là ce n’est pas drôle du tout. »
Le contexte tendu de CNews en ce début d’année
La chaîne d’information en continu traverse une période délicate depuis la polémique entourant Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs mais maintenu à l’antenne malgré les protestations. Cette décision a provoqué le départ de plusieurs personnalités, dont Sonia Mabrouk, et alimente les débats sur l’éthique journalistique au sein du groupe. Dans ce climat électrique, chaque sujet traité en plateau devient potentiellement inflammable.
Pascal Praud, aux commandes de son émission phare depuis 2016, tente de maintenir une ligne éditoriale équilibrée malgré les tensions internes. Diffusée du lundi au vendredi à partir de 9 heures, L’Heure des Pros réunit chaque matin des chroniqueurs pour débattre des sujets qui font l’actualité politique, économique et sociale. Ce 12 février, l’ordre du jour comprenait notamment la loi de programmation de l’énergie et les récentes révélations autour de l’affaire Epstein.
Les documents Epstein secouent la classe politique française
Alors que le président Emmanuel Macron a récemment qualifié l’affaire Epstein d’« affaire américaine », de plus en plus de voix s’élèvent pour contester cette vision simpliste. Les milliers de pages déclassifiées par le ministère de la Justice américain mentionnent en effet de nombreuses personnalités françaises, dont l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, cité à pas moins de 809 reprises dans les fichiers.
Cette avalanche de révélations quotidiennes transforme progressivement ce qui était perçu comme un scandale outre-Atlantique en une affaire aux ramifications profondes en France. Chaque nouvelle publication alimente les spéculations, les théories et les interrogations sur l’implication potentielle de responsables politiques hexagonaux dans ce réseau de prostitution impliquant des mineures.
La séquence qui a fait réagir Pascal Praud
🇫🇷📺 La colère de Pascal Praud sur CNEWS après qu’un invité, sur le ton de la plaisanterie, a laissé entendre qu’il pourrait figurer dans les dossiers Epstein : "Ce n’est pas drôle".pic.twitter.com/TKTPZLJLcI
— AlertesInfos (@AlertesInfos) February 12, 2026
Au cœur du débat de ce matin, Vincent Hervouët, journaliste et chroniqueur régulier de l’émission, a tenté d’apporter une touche d’humour à la discussion. Alors que Pascal Praud insistait sur la dimension française du dossier Epstein, son collaborateur a lancé avec un sourire en coin : « Plongez-vous dans les archives diffusées par le ministère de la justice. Vous trouvez votre nom sûrement ! Il y a des milliers de noms qui sont cités. »
La réaction de l’animateur a été immédiate. Retirant ses lunettes avec un geste solennel, il s’est tourné vers son interlocuteur avec une expression grave. « S’il vous plaît ! Franchement, n’ironisez pas parce qu’il y a plein de gens qui prennent ça au premier degré alors faisons attention Vincent parce que là ce n’est pas drôle en fait. Pardonnez-moi mais ce n’est pas drôle du tout », a-t-il asséné d’un ton sans appel.
Une réaction qui en dit long sur le climat médiatique
Cette séquence, captée par les caméras de CNews, révèle la tension palpable qui règne dans les rédactions françaises face à l’afflux continu de documents sensibles. Pour Pascal Praud, la tentation de banaliser ou de plaisanter sur un sujet impliquant des crimes aussi graves que la traite d’êtres humains et l’exploitation sexuelle de mineures représente une ligne rouge à ne pas franchir.
Sa réaction tranchante s’inscrit également dans le contexte particulier que traverse la chaîne. Après les départs successifs de plusieurs figures emblématiques et les critiques acerbes sur le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, chaque parole prononcée en direct devient potentiellement explosive. Dans ce contexte, le journaliste nantais choisit de marquer son territoire : le sérieux et la dignité avant tout.
Les enjeux éthiques du traitement médiatique de l’affaire Epstein
Cette altercation verbale, bien que brève, soulève des questions fondamentales sur la manière dont les médias français abordent les sujets sensibles. Lorsqu’un dossier implique des crimes aussi graves que ceux révélés par l’affaire Epstein, où se situe la frontière entre l’humour légitime et le manque de respect envers les victimes ?
Les professionnels de l’information sont confrontés à un dilemme récurrent : comment traiter des sujets complexes et douloureux sans sombrer dans le sensationnalisme, tout en maintenant l’attention du public ? La réponse de Pascal Praud semble claire : certaines limites ne doivent pas être franchies, même dans le cadre d’un débat télévisé où l’ironie fait souvent partie du jeu.
La responsabilité des journalistes face aux fake news
La remarque de Vincent Hervouët, bien que probablement innocente, illustre un phénomène inquiétant : la propagation de théories non vérifiées dans l’espace public. Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient chaque rumeur, les journalistes ont une responsabilité particulière à ne pas alimenter les spéculations infondées.
Le rappel à l’ordre de Pascal Praud peut être interprété comme une prise de position contre la désinformation rampante qui accompagne souvent les grandes affaires médiatiques. En refusant de jouer le jeu de l’ironie sur un sujet aussi sensible, l’animateur affirme son engagement en faveur d’un journalisme responsable et respectueux des faits établis.
La réception du public face à cette séquence
Les réactions sur les réseaux sociaux n’ont pas tardé à affluer suite à cette séquence diffusée en direct. Si certains internautes ont salué le professionnalisme et le sérieux de Pascal Praud, d’autres ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme un excès de rigidité dans un débat qui, selon eux, gagnerait à être plus détendu.
Cette divergence d’opinions reflète le clivage croissant dans la société française sur la manière d’aborder les sujets graves. Pour certains, l’humour reste un outil de résistance et de distanciation face aux horreurs du monde. Pour d’autres, certains sujets méritent un traitement exclusivement sérieux, sans aucune concession à la légèreté.
L’impact sur l’image de CNews
Cette séquence intervient à un moment crucial pour CNews, dont l’image a été écornée par les polémiques récentes. La fermeté de Pascal Praud pourrait être perçue comme un signal fort envoyé aux téléspectateurs : la chaîne entend maintenir des standards éditoriaux élevés, même dans les périodes les plus tumultueuses.
Cependant, cette position risque également d’alimenter les critiques de ceux qui reprochent à la chaîne son manque de spontanéité et son excès de contrôle. Dans un paysage médiatique ultra-concurrentiel, chaque seconde de direct compte, et les réactions authentiques des journalistes deviennent des éléments précieux de différenciation.
Conclusion : le journalisme à l’épreuve des sujets sensibles
La réaction de Pascal Praud face à la remarque ironique sur l’affaire Epstein illustre les défis auxquels sont confrontés les journalistes français dans leur traitement quotidien de l’actualité. Entre le besoin de maintenir l’attention du public et l’impératif éthique de traiter les sujets graves avec le sérieux qu’ils méritent, la frontière est parfois difficile à tracer.
Cette séquence restera probablement comme un exemple emblématique des tensions qui traversent le journalisme contemporain. Dans un monde où l’information circule à vitesse grand V et où chaque parole peut être extraite de son contexte, la responsabilité des professionnels des médias n’a jamais été aussi grande. La phrase de Pascal Praud, « là ce n’est pas drôle », résonne comme un rappel à l’ordre nécessaire dans un débat public souvent dévoyé par la recherche du sensationnel à tout prix.
