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Collège d’Istres : plainte contre une professeure pour des propos incitant au suicide

Une affaire grave secoue le collège Pasteur à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Un père de famille a porté plainte contre la professeure de mathématiques de sa fille, accusée d’avoir tenu des propos incitant au suicide lors d’un contrôle en classe. L’académie d’Aix-Marseille a été saisie, tandis que la famille exige des sanctions exemplaires.

Des propos jugés inacceptables en classe

Les faits se seraient déroulés lors d’un contrôle de mathématiques au sein du collège Pasteur. Selon le témoignage du père, qui souhaite rester anonyme, sa fille a été interpellée devant l’ensemble de la classe par son enseignante, stagiaire au sein de l’établissement. L’homme rapporte des paroles d’une extrême gravité.

« De toute façon, toi tu ne comprends rien, tu ferais mieux de te jeter d’un pont et de te suicider », aurait déclaré la professeure en mimant un geste de pendaison. Pour le parent, ces propos constituent une ligne rouge inacceptable. « C’est clairement pour moi une incitation au suicide », affirme-t-il avec conviction.

La réaction de l’enseignante après l’incident

Au-delà des paroles prononcées, le père met également en cause la réaction de l’enseignante suite à cet incident. « Après avoir tenu ces propos-là, la prof n’a pas eu une bonne réaction », déplore-t-il. Selon lui, l’enseignante aurait dû immédiatement alerter le responsable d’établissement.

« Sachant que ma fille est censée sortir du collège entre midi et deux pour aller manger. Elle aurait très bien pu avoir des mauvaises pensées et commettre l’irréparable », explique le père, soulignant les risques potentiels liés à l’absence de signalement immédiat.

L’absence de signalement lors du conseil de classe

Le soir même des faits, un conseil de classe était prévu au collège Pasteur. Selon le témoignage du père, l’incident n’aurait pas été signalé lors de cette réunion. Cette omission a renforcé la colère de la famille, qui considère que l’établissement n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation.

Par la suite, la professeure a reconnu les faits et pris contact avec le père de l’élève. « La professeure m’a appelé pour présenter ses excuses et s’assurer que ma fille allait bien. Elle m’a fait la promesse que ça ne se reproduirait plus », rapporte-t-il.

Le refus des excuses et les démarches judiciaires

Malgré les excuses présentées par l’enseignante, le père a refusé de les accepter et a engagé des démarches judiciaires. « J’ai refusé ses excuses et lui ai indiqué que j’entamais des procédures pour qu’elle ne soit plus jamais dans une salle de classe face à des élèves », affirme-t-il avec fermeté.

L’homme précise s’être entouré d’un avocat spécialisé dans le harcèlement scolaire, estimant que la situation dépasse largement le cadre d’un simple dérapage verbal. Pour lui, ces propos constituent une forme de violence psychologique inacceptable dans un établissement scolaire.

Un suivi psychologique envisagé pour l’élève

Concernant l’état de sa fille, le père se montre prudent. En apparence, l’adolescente ne montre pas de changement notable dans son comportement quotidien. « Elle n’a pas changé d’attitude à la maison avec ses sœurs, avec nous et la famille proche ou ses amis », confie-t-il.

Cependant, le parent souligne qu’il n’a « aucune certitude qu’à l’intérieur ça va ». Par précaution, il envisage d’emmener sa fille consulter un professionnel. « Je vais l’emmener consulter, pour voir s’il y a quelque chose de plus ancré ou non », explique-t-il, mettant en avant l’importance d’un suivi psychologique après de tels événements.

La réaction de l’académie d’Aix-Marseille

L’académie d’Aix-Marseille a été saisie de cette affaire sensible. Dans un communiqué, elle indique que « la famille et l’élève sont en relation avec la direction de l’établissement afin de s’assurer d’une poursuite de scolarité sereine ». L’institution éducative semble privilégier une approche apaisée pour résoudre ce conflit.

Parallèlement, la question de la santé mentale des élèves reste au cœur des préoccupations locales. Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible dans le département des Bouches-du-Rhône.

Un contexte départemental préoccupant

Christophe Merlino, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves, rappelle le contexte particulièrement sensible dans le département. « Ce sont des sujets prégnants avec trois suicides en un an et demi sur les Bouches-du-Rhône, dans des lycées pas loin d’ici », déclare-t-il.

Pour lui, cette situation « est effectivement une cause nationale qui doit s’accompagner de moyens humains sur le terrain. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». Son intervention souligne l’urgence d’agir pour prévenir les drames liés à la santé mentale des jeunes.

Une plainte maintenue malgré les excuses

Pendant que l’Éducation nationale se prononcera sur le devenir de l’enseignante, le père de l’élève a maintenu sa plainte. Déterminé à faire reconnaître la gravité des faits, il entend obtenir des sanctions exemplaires à l’encontre de la professeure.

Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la formation des enseignants, la prévention du harcèlement scolaire et la protection de la santé mentale des élèves dans les établissements éducatifs français.

Karim

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