Scandale dans le Tarn : un sanglier traîné derrière un 4×4 provoque l’indignation
Une découverte macabre en pleine campagne
Le 24 décembre 2025, une habitante de Paulinet se promène avec sa famille près de chez elle. Armée de son téléphone pour filmer ses chiens, elle tombe nez à nez avec un véhicule fonçant sur un chemin communal. À l’arrière, un jeune sanglier mort est attaché au pare-chocs, laissant derrière lui une longue traînée de sang.
« Une violence extrême », témoigne-t-elle. Selon ses dires, le sang s’étendait sur près de deux kilomètres. L’image, rapidement partagée, a déclenché une vague de réactions indignées.
La réaction des internautes et des associations
En quelques jours, plus de 30 000 signatures ont été recueillies via une pétition relayée notamment par One Voice. L’objectif ? Faire reconnaître ce type d’acte comme une cruauté animale post-mortem et obtenir des sanctions pénales adaptées.
L’association n’a pas porté plainte, estimant les auteurs difficiles à identifier. Toutefois, une autre témoin a déposé une plainte auprès de la gendarmerie, ouvrant la voie à une enquête potentielle.
Chasseurs mis en cause, explications contestées
Selon Manon Delattre, juriste chez One Voice, les responsables seraient probablement des chasseurs locaux. Si l’animal avait encore été vivant, l’acte aurait pu constituer une chasse prohibée, passible d’une amende de 1 500 euros.
David Eymard, président de la fédération des chasseurs du Tarn, a tenté de calmer le jeu. Il affirme que l’animal était bien mort, et que le transport « non réglementaire mais non illégal » s’explique par un manque de place dans le véhicule.
« On déplore le peu d’attention porté à l’animal tué », admet-il. Mais cette justification ne convainc pas les défenseurs des animaux, ni une partie du public, qui y voit une banalisation de la maltraitance animale.
Un débat plus large sur le respect animal
Cette affaire relance le débat sur les pratiques de chasse et le traitement réservé aux animaux sauvages après leur mise à mort. Alors que certaines régions tolèrent encore des méthodes jugées archaïques, l’opinion publique exige davantage de respect envers les animaux, même après leur décès.
Des voix s’élèvent pour demander une révision de la législation, afin que de tels actes ne restent plus dans une zone grise juridique. Le cas de Paulinet pourrait devenir un précédent.
