Fin de parcours médiatique pour Jean-Marc Morandini ? La justice a tranché
La Cour de cassation vient de clore définitivement le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini. Condamné pour corruption de mineurs, l’animateur de CNEWS ne peut plus invoquer la présomption d’innocence. Pourtant, il reste à l’antenne, au cœur d’une controverse grandissante qui met en péril la crédibilité de la chaîne.
Un verdict sans appel rendu le 14 janvier 2026
La plus haute juridiction française a rejeté le pourvoi de Jean-Marc Morandini. Ce jugement confirme sa culpabilité dans une affaire remontant à 2009–2016, durant laquelle il a sollicité des adolescents via des messages explicites et demandé des photos dénudées. À 60 ans, il est désormais inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles et frappé d’une interdiction définitive d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
L’accord de 2016 entre iTELE et Morandini : un engagement toujours valable ?
En 2016, alors que les premières accusations éclataient, iTELE (devenu CNEWS) avait conclu un accord clair avec l’animateur : en cas de condamnation définitive, son contrat serait résilié sans indemnité. Aujourd’hui, ce scénario est devenu réalité. Pourtant, aucune décision officielle n’a été annoncée par la direction de CNEWS.
Des figures comme l’avocat Francis Szpiner appellent publiquement la chaîne à assumer ses responsabilités. « Une condamnation définitive n’est pas compatible avec une présence médiatique quotidienne », souligne-t-il.
Des audiences élevées, mais un climat interne explosif
L’émission Morandini Live continue de performer : 606 000 téléspectateurs en décembre 2025, avec une part de marché record de 16,2 %. Mais ces chiffres ne masquent plus les tensions internes. Le syndicat Libres du groupe Canal+ s’était déjà opposé à son retour physique dans les locaux dès septembre 2025.
Et pour cause : une seconde condamnation pèse sur lui. En janvier 2025, il a été reconnu coupable de harcèlement sexuel dans le cadre de castings pour une web-série, où il aurait incité des jeunes comédiens âgés de 19 à 26 ans à se dénuder.
Pression médiatique, éthique et juridique : CNEWS au pied du mur
Avec deux condamnations confirmées — dont une définitive — et un climat social tendu, CNEWS ne peut plus reporter une décision claire. L’accord de 2016 reste juridiquement contraignant. Le maintenir à l’antenne reviendrait à bafouer non seulement cet engagement, mais aussi les principes de responsabilité sociale attendus d’un média d’information.
Le public, les syndicats et la justice observent. La chaîne choisira-t-elle la loyauté contractuelle… ou la rentabilité à court terme ?
