Explosif : Rachida Dati dénonce les pratiques journalistiques de Complément d’Enquête, l’émission en grave péril
Les accusations graves de Rachida Dati dévoilées
Ce jeudi 5 février 2026, devant la commission d’enquête parlementaire, Rachida Dati a livré un témoignage accablant. L’ancienne garde des Sceaux affirme avoir été victime de méthodes journalistiques douteuses de la part des équipes de Complément d’Enquête. Selon ses dires, un journaliste aurait approché un membre de sa famille en se faisant passer pour un professionnel indépendant.
L’offre était claire et, selon la ministre, inquiétante : « Si vous avez évidemment des choses très à charge concernant Mme Dati, on est même à vous indemniser s’il le faut », aurait déclaré ce journaliste. Une proposition qui, si elle est avérée, constituerait une violation majeure de la déontologie journalistique.
Gilles Verdez révèle l’ampleur du scandale
L’information a été relayée par Gilles Verdez dans son émission Tout Beau, Tout N9uf sur CNews. L’animateur et journaliste, connu pour ses analyses incisives, n’a pas caché son inquiétude face à ces révélations. « Des accusations très graves », a-t-il souligné, ajoutant que si elles se confirmaient, elles « vont mettre dans un grave péril Complément d’Enquête ».
La gravité réside dans le fait que l’émission d’investigation de France 2 serait prête à payer pour obtenir des informations compromettantes. Une pratique qui remettrait en cause les fondements mêmes du journalisme d’investigation tel qu’il est pratiqué en France.
Les méthodes journalistiques de Complément d’Enquête sous le feu des critiques
Rachida Dati ne s’est pas arrêtée à cette première révélation. Elle affirme que cette tentative d’approche aurait été renouvelée « encore récemment ». La ministre dénonce une stratégie systématique visant à déformer son parcours professionnel et personnel.
« Tout le monde connaît mon parcours. Ils le déforment, soit ils l’embellissent, soit ils le dénigrent », a-t-elle déclaré avec fermeté. Pour Rachida Dati, ces pratiques dépassent les limites acceptables du journalisme.
« Ce n’est plus du journalisme », affirme la ministre
Dans une déclaration particulièrement forte, Rachida Dati a tracé une ligne rouge claire. « La limite de cela, c’est quand on essaye, à tout prix, sur des gens vulnérables ou fragiles, d’obtenir des choses. Je trouve que ce n’est plus du journalisme », a-t-elle martelé.
La ministre a également évoqué sa situation personnelle, mentionnant la présence d’un enfant dans sa vie. « Maintenant, j’ai un enfant et c’est plus compliqué », a-t-elle confié, soulignant l’impact émotionnel de ces méthodes sur sa sphère privée.
Le contexte des accusations : l’enquête sur les déclarations de patrimoine
Ces révélations surviennent dans un contexte particulièrement sensible. Rachida Dati fait l’objet d’une enquête concernant la déclaration de près de 299 000 euros versés par GDF Suez. Des accusations qu’elle juge « infondées » et qu’elle a toujours fermement niées.
L’émission Complément d’Enquête avait consacré un numéro à la ministre en juin dernier, alimentant les suspicions et les interrogations sur ses déclarations de revenus. C’est précisément ce reportage qui serait à l’origine des méthodes contestées par Rachida Dati.
L’audition des équipes de Complément d’Enquête prévue
La commission d’enquête parlementaire ne compte pas en rester là. Les équipes de Complément d’Enquête seront auditionnées la semaine prochaine. Cette confrontation directe devrait permettre de faire toute la lumière sur les méthodes employées par l’émission d’investigation de France 2.
Les parlementaires examineront avec attention les accusations portées par Rachida Dati. Leur rapport final pourrait avoir des conséquences importantes sur le fonctionnement de l’audiovisuel public et sur les normes déontologiques du journalisme d’investigation en France.
Un débat sur l’éthique journalistique relancé
Au-delà du cas particulier de Rachida Dati, cette affaire relance un débat fondamental sur l’éthique journalistique. Où se situe la frontière entre une investigation légitime et une intrusion inacceptable dans la vie privée ? Comment garantir l’intégrité des méthodes employées par les journalistes d’investigation ?
Ces questions dépassent le simple cadre de cette polémique. Elles interpellent l’ensemble de la profession journalistique et les instances de régulation de l’audiovisuel public. La réponse apportée par la commission d’enquête parlementaire sera scrutée avec attention par tous les acteurs du monde médiatique.
