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Jardin sous haute surveillance : ces 4 plantes décoratives peuvent vous coûter 150 000 €

Vos massifs regorgent-ils de plumeaux argentés ou de grandes fleurs roses ? Méfiance. En France, posséder certaines plantes ornementales très prisées expose à de lourdes sanctions. L’article L411-4 du Code de l’environnement prévoit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour introduction volontaire ou négligente d’espèces invasives. Voici celles qu’il faut identifier, éviter ou éradiquer sans délai.

Cadre juridique : invasive vs. envahissante

Une plante envahissante colonise rapidement un espace sans dégâts majeurs. Une plante invasive, en revanche, est une espèce exotique qui étouffe la biodiversité locale, perturbe les écosystèmes et résiste aux prédateurs naturels. Depuis l’arrêté du 14 février 2018 et le règlement européen n°1143/2014, leur introduction, plantation ou commercialisation est strictement interdite en métropole.

Les 4 espèces à surveiller de près

Herbe de la pampa (Cortaderia selloana)

Ses plumeaux spectaculaires séduisent les jardiniers, mais cette graminée produit des milliers de graines dispersées par le vent. Interdite sur tout le territoire.

Crassule de Helms (Crassula helmsii)

Plante aquatique originaire d’Australasie, elle forme des tapis denses en surface. Un simple fragment régénère une colonie entière. Interdite en France depuis 2023.

Balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera)

Annuelle aux fleurs roses très mellifères, elle étouffe les berges et projette ses graines à plusieurs mètres.

Renouée du Japon (Fallopia japonica)

Ses rhizomes puissants forment des fourrés denses, fragilisent talus et berges, et résistent aux traitements classiques.

Que faire si vous les détectez ?

Les consignes officielles sont claires :

  • Arrachez immédiatement les plants identifiés.
  • Faites-les sécher complètement pour éviter toute dissémination.
  • Ne les mettez surtout pas au compost.
  • Brûlez-les si la réglementation locale l’autorise.
  • Signalez leur présence à votre mairie ou à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire).

Agir vite limite les risques juridiques et protège la biodiversité locale. En cas de doute, consultez les fiches du Conservatoire botanique national ou sollicitez un professionnel du jardinage.

 

Karim

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