Philippe de Villiers dézingue le pape François : « Il a toisé la France » – Les propos qui font polémique
La mort du pape François en avril 2025 a suscité une vague d’hommages planétaires, mais aussi des critiques acerbes. Invité de l’émission de Pascal Praud sur Europe 1, Philippe de Villiers a livré une analyse sans concession du pontificat du souverain pontife. L’ancien eurodéputé n’a pas mâché ses mots, accusant le pape défunt de mépris envers la France et de dérive idéologique. Des propos tranchants qui relancent le débat sur l’héritage du pape François.
Philippe de Villiers face à Pascal Praud : un bilan sans concession
Philippe de Villiers, figure emblématique de la droite conservatrice française, s’est exprimé sur Europe 1 dans l’émission de Pascal Praud. Si l’ancien président du Mouvement pour la France affirme partager la tristesse liée à la disparition du pape, il assume pleinement le droit de dresser un bilan politique et religieux du personnage.
« La mort de François marque la fin d’une époque », déclare-t-il sans ambages. Pour l’ancien eurodéputé, cette époque était marquée par des choix contestables tant sur le plan diplomatique que spirituel. Son analyse, délivrée avec la franchise qui le caractérise, a immédiatement suscité des réactions passionnées.
Le reproche principal : le mépris envers la France
Le premier grief de Philippe de Villiers concerne le rôle du pape en tant que chef d’État. Selon lui, le souverain pontife aurait manifesté à plusieurs reprises un mépris envers la France. Il évoque notamment deux déplacements symboliques du pape sur le territoire français.
« Quand il est allé à Strasbourg, il a dit : « Je suis à Strasbourg, pas en France ». À Marseille, il a déclaré : « Je suis à Marseille, je ne suis pas en France » », insiste Philippe de Villiers. Pour l’ancien homme politique, ces propos révèlent une vision idéologique précise du monde et de l’Europe.
La critique de la vision européenne du pape François
Philippe de Villiers accuse le pape François d’avoir porté un regard particulièrement sévère sur l’Europe. Selon l’ancien eurodéputé, le souverain pontife aurait qualifié l’Europe de « vieille fille stérile », une formule qui résume selon lui sa vision dépréciative du continent.
Mais la critique va plus loin. Philippe de Villiers affirme que le pape voyait « d’un bon œil l’islamisation de l’Europe ». Une accusation grave qui touche au cœur des débats contemporains sur l’identité européenne et les migrations.
L’analyse géopolitique de Philippe de Villiers
« Il voulait dire : je viens visiter une ville multiculturelle », analyse Philippe de Villiers en référence aux propos du pape sur Strasbourg et Marseille. Pour l’ancien président du Mouvement pour la France, cette vision multiculturelle s’oppose fondamentalement à une conception traditionnelle de l’identité nationale.
Il conclut avec une formule percutante : « Si on lâche le nord, on lâche notre propre tombe. » Cette déclaration résume sa vision d’une Europe en perte de repères, abandonnant ses racines chrétiennes au profit d’une ouverture qu’il juge excessive.
La critique religieuse : un pape contre la tradition
Au-delà des critiques politiques, Philippe de Villiers s’en prend au pape François en tant que chef de l’Église catholique. L’ancien eurodéputé déplore ce qu’il perçoit comme une persécution des chrétiens traditionalistes.
« Il a persécuté les chrétiens de la tradition, ceux de l’Église de notre enfance », affirme-t-il avec amertume. Pour Philippe de Villiers, la liturgie traditionnelle et le chant grégorien constituent la grandeur de l’Église catholique, et leur marginalisation sous le pontificat de François représente une rupture profonde.
Le pape des périphéries accusé de négliger le cœur
Philippe de Villiers va plus loin dans sa critique en qualifiant le pape François de « pape woke ». Selon lui, le souverain pontife s’est concentré sur les « minorités ethniques, sexuelles, celles du wokisme » au détriment du noyau traditionnel de l’Église.
« C’était un pape woke, le pape des périphéries », assène-t-il. Cette formule, reprise par de nombreux médias, résume sa vision d’un pontificat déconnecté des attentes des catholiques traditionnels. Il conclut avec une critique cinglante : « Quand vous allez chercher les périphéries et que vous négligez le noyau central, vous perdez tout. »
Le contexte de l’interview : Pascal Praud et Europe 1
Cette interview explosive s’est déroulée dans l’émission de Pascal Praud sur Europe 1. L’animateur, connu pour ses positions conservatrices et son engagement médiatique, a offert une tribune à Philippe de Villiers pour exprimer ses critiques.
L’échange entre les deux hommes, tous deux figures marquantes de la droite médiatique française, a permis de dérouler une analyse complète et sans concession du pontificat de François. L’absence de contradicteur dans le format de l’émission a donné à Philippe de Villiers une liberté de ton particulièrement marquée.
Les réactions immédiates à ces propos
Les déclarations de Philippe de Villiers ont immédiatement fait réagir sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les partisans de l’ancien eurodéputé ont salué son franc-parler et son courage à dire ce que beaucoup pensent. Les détracteurs, quant à eux, ont dénoncé des propos irrespectueux envers un défunt et une vision réductrice du pontificat.
Cette polémique illustre les divisions profondes qui traversent la société française sur les questions religieuses, identitaires et culturelles. Le débat sur l’héritage du pape François est loin d’être clos, et les propos de Philippe de Villiers ne font que raviver une controverse déjà bien installée.
Le pape François : un pontificat marqué par les controverses
Le pontificat du pape François, qui s’est étendu de 2013 à sa mort en avril 2025, a été marqué par de nombreuses innovations et controverses. Originaire d’Argentine, le premier pape du continent américain a cherché à moderniser l’Église catholique et à l’ouvrir davantage au monde contemporain.
Ses positions sur l’accueil des migrants, l’écologie, les questions sociales et les minorités ont souvent suscité l’admiration des progressistes et la critique des conservateurs. Philippe de Villiers incarne cette frange traditionaliste qui voit dans les réformes du pape une trahison des valeurs fondamentales de l’Église.
La question de la tradition contre la modernité
Le débat soulevé par Philippe de Villiers dépasse largement la personne du pape François. Il touche à la question fondamentale de l’orientation de l’Église catholique : doit-elle s’adapter aux évolutions de la société moderne ou préserver ses traditions séculaires ?
Pour les traditionalistes comme Philippe de Villiers, la liturgie traditionnelle et les pratiques ancestrales constituent l’essence même de la foi catholique. Pour les progressistes, l’ouverture aux « périphéries » et aux minorités représente l’accomplissement de l’Évangile dans le monde contemporain.
Conclusion : un débat qui dépasse la personne
Les propos de Philippe de Villiers sur le pape François révèlent des tensions profondes au sein de la société française et de l’Église catholique. Derrière la critique d’un homme, c’est une vision du monde qui s’exprime, une conception de l’identité nationale et religieuse qui s’affirme.
Que l’on partage ou non les opinions de l’ancien eurodéputé, son intervention sur Europe 1 a le mérite de mettre en lumière les clivages qui traversent notre société. Le débat sur l’héritage du pape François continuera certainement de nourrir les discussions politiques et religieuses dans les mois et années à venir.
