Jack Lang pris à partie : images choc, enquête judiciaire et contexte historique
Déroulement précis de l’incident près de l’Opéra Garnier
⚠️🇫🇷 Jack Lang jeté au sol par des militants Anti-Pedo✔️
👉 "Ils ne pourront plus marcher dans les rues…"
👉 Violet acteur de crise 🟣🐇🍿 pic.twitter.com/mWHHth4es1
— France Résistance (@FranceRsistanc1) February 9, 2026
Vers 19h30, Jack Lang sort du métro face à l’Opéra. Il est aussitôt entouré par une trentaine de personnes issues du « Collectif International pour l’Abolition de la Pédocriminalité », organisateur d’un « happening » revendiquant la protection des enfants. Reconnaissant l’ancien ministre, des manifestants l’accusent de pédophilie, criant « pédophile ! » et « violeur d’enfants ».
Selon son témoignage rapporté par l’AFP, un homme l’a violemment projeté au sol. Une vidéo partagée par le militant Laurent Obertone montre l’octogénaire s’écrouler, puis se relever péniblement avec l’aide de témoins. Reconnaissable à son écharpe violette, il parvient à atteindre l’entrée de l’Opéra sous les huées persistantes.
Suites médicales et procédure judiciaire engagée
Transporté à l’hôpital Lariboisière pour des dermabrasions, Jack Lang a quitté l’établissement en fin de soirée. Une plainte a été déposée au commissariat central de Paris. Le parquet a ouvert une enquête pour « violences volontaires en réunion sur personne chargée de mission de service public suivies d’incapacité inférieure à huit jours » — une qualification soulignant la gravité des faits dans un cadre institutionnel.
Réactions de Jack Lang et rappel de la tribune de 1977
L’ancien ministre a déploré une « recrudescence des calomnies » à son encontre sur les réseaux sociaux. Il a rappelé avoir signé en 1977 une tribune publiée dans Le Monde et Libération, rédigée par Gabriel Matzneff et cosignée par Simone de Beauvoir, Louis Aragon ou Roland Barthes, défendant alors la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes et mineurs.
Interrogé en 2021 sur Europe 1, Jack Lang avait qualifié cette signature de « connerie » et exprimé ses regrets. Il a souligné avoir obtenu trois condamnations judiciaires pour diffamation liées à ces accusations et affirmé sa détermination à poursuivre les auteurs de telles attaques. Cet épisode ravive les débats sur la mémoire historique, la responsabilité individuelle et les limites du militantisme.
Manifestation anti-pédocriminalité : cause légitime, méthodes contestées
Le collectif à l’origine du rassemblement affirme œuvrer pour « l’abolition de la pédocriminalité » et la sécurité des mineurs. Si l’objectif de protection de l’enfance est largement partagé, les méthodes employées — agression physique, accusations publiques non fondées — interrogent sur le respect des droits individuels et des cadres légaux. Les autorités rappellent que toute action militante doit s’exercer dans le respect de la dignité humaine et de l’État de droit.
