Un père condamné à 35 ans pour avoir projeté son bébé contre un téléviseur : la vérité derrière cet acte inimaginable
Qui est Rhydian Jamieson, le père condamné à 35 ans de prison ?
Originaire de Ceredigion, Rhydian Jamieson vivait à Y Ferwig avec sa compagne et leur nourrisson. Âgé de 28 ans au moment des faits, il n’avait aucun casier judiciaire connu. Pourtant, le 15 janvier 2025, alors qu’il jouait à un jeu vidéo, il a subitement perdu le contrôle. Selon les témoignages recueillis lors du procès à la Swansea Crown Court, il aurait été dérangé par les pleurs de sa fille — un comportement tout à fait normal chez un bébé.
Plutôt que de calmer l’enfant, il l’a saisie et projetée violemment contre le téléviseur. Il n’a ensuite appelé ni les secours, ni la police. Il a simplement envoyé des messages à ses amis en ligne, affirmant qu’il avait « craqué ».
Quelles sont les conséquences médicales pour la victime ?
Transportée d’urgence à l’hôpital de Cardiff, la petite fille présentait une fracture du crâne, des hémorragies oculaires et des lésions cérébrales sévères. Un an plus tard, elle souffre de paralysie cérébrale, d’une déficience visuelle grave et d’un retard de développement majeur. Les médecins ont confirmé que ces dommages sont permanents. Elle aura besoin d’une assistance médicale à vie.
La mère, dévastée, a décrit devant la cour un avenir incertain : « Je ne sais pas si elle marchera un jour. Ni si elle prononcera un mot. »
Pourquoi ce père a-t-il agi ainsi ?
Devant la justice, Rhydian Jamieson n’a exprimé aucun remords. Il a refusé d’assister à l’audience de condamnation, prétextant qu’il était « poursuivi à tort ». Il a même affirmé avoir « suffisamment souffert moralement », malgré l’absence totale de compassion envers sa propre fille.
Le juge Paul Thomas KC l’a qualifié de « lâche », soulignant qu’il n’avait même pas vérifié si l’enfant respirait après l’impact. Cette absence de réaction humaine a pesé lourdement dans la décision de la cour.
Où en est la justice galloise face à la violence infantile ?
Cette affaire a relancé le débat sur la prévention de la maltraitance infantile au Royaume-Uni, notamment au Pays de Galles. L’association NSPCC Cymru a rappelé que les nourrissons sont parmi les victimes les plus vulnérables. « Celui qui devait la protéger l’a brisée à jamais », a déclaré un représentant de l’organisation.
La peine de 35 ans, bien que lourde, reflète la gravité d’un crime commis non pas dans un contexte de folie passagère, mais dans un refus persistant de reconnaître la souffrance infligée.
Quand pourra-t-il sortir de prison ?
Rhydian Jamieson devra purger au moins deux tiers de sa peine, soit environ 23 ans, avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Même alors, sa réinsertion sera scrutée de près. La société, elle, restera marquée par un geste qui défie toute logique humaine.
Alors que les pleurs d’un bébé sont un signal naturel, ils sont devenus ici le déclencheur d’un acte de barbarie. Une tragédie qui interpelle autant qu’elle effraie.
