Alerte mayonnaise : 5 références à bannir absolument selon 60 Millions de consommateurs
Qui est derrière cette enquête ?
L’association indépendante 60 Millions de consommateurs, reconnue pour ses tests rigoureux, a évalué chaque produit sur des critères nutritionnels, sanitaires et de transparence. Les notes attribuées varient de 5,5 à 16,5 sur 20. Si certaines marques s’en sortent honorablement, d’autres échouent lamentablement — notamment en raison d’une formulation ultra-transformée.
Qu’est-ce qu’une vraie mayonnaise ?
Selon la réglementation européenne, une mayonnaise authentique doit contenir au minimum 70 % d’huile, du vinaigre ou du jus de citron, du jaune d’œuf et éventuellement un peu de moutarde. Rien de plus. Pourtant, dans les rayons, cette simplicité disparaît souvent sous une avalanche d’ingrédients superflus.
Les industriels remplacent parfois l’huile de qualité par des huiles moins coûteuses, ajoutent du sucre pour masquer l’amertume, ou injectent des conservateurs pour prolonger la durée de vie. Le tout, souvent sans que le consommateur ne s’en rende compte.
Pourquoi ces cinq mayonnaises sont-elles à éviter ?
Deux raisons principales ressortent de l’analyse : excès de lipides ou liste d’ingrédients artificiels. Parmi les produits les plus critiqués :
- Mayonnaise fouettée Cora – trop riche en matières grasses pour une portion standard.
- Mayonnaise à la moutarde de Dijon Carrefour Bio – malgré le label « bio », elle affiche un taux de lipides préoccupant.
- Mayonnaise Hellmann’s Real – une marque connue, mais dont la version testée déçoit sur le plan nutritionnel.
- Mayonnaise à la moutarde de Dijon légère Monoprix – allégée en gras, mais bourrée d’additifs (jusqu’à 10 !).
- Mayonnaise allégée Casino – même problème : moins de matière grasse, mais plus de sel, de sucre et de substances chimiques.
Ces versions « légères » illustrent un piège courant : réduire les lipides ne signifie pas améliorer la santé. Au contraire, elles deviennent souvent plus transformées que les originales.
Où se cachent les dangers ?
Les additifs alimentaires comme les émulsifiants (E471), les stabilisants (E415) ou les conservateurs (E202) sont légion dans ces produits. Bien qu’autorisés, leur accumulation quotidienne suscite des inquiétudes chez les nutritionnistes. Chez les enfants, grands consommateurs de sauces, cela peut contribuer à des troubles métaboliques précoces.
Par ailleurs, une portion de 20 grammes apporte déjà 14 à 16 grammes de lipides. Ajoutez-y du sel et du sucre, et vous obtenez un condiment qui, consommé régulièrement, augmente les risques d’obésité, d’hypertension ou de maladies cardiovasculaires.
Quand la « bio » ne suffit plus
Même les produits labellisés « bio » ne sont pas à l’abri des critiques. La mayonnaise Carrefour Bio à la moutarde de Dijon, bien que sans pesticides, reste excessivement grasse. Cela rappelle une vérité simple : « bio » ne veut pas dire « sain » si la densité calorique est excessive.
Que faire face à ces pièges ?
Les experts recommandent de lire attentivement les étiquettes. Privilégiez les listes courtes, avec des ingrédients reconnaissables. Mieux encore : préparez votre propre mayonnaise maison. Avec de l’huile de colza (riche en oméga-3), du jaune d’œuf frais, du vinaigre de cidre et une pincée de moutarde, vous obtenez une version saine, savoureuse et transparente.
Car au fond, la meilleure sauce n’est pas celle qui se conserve six mois… mais celle dont vous connaissez chaque ingrédient.
