Incendie en Suisse : la colère d’une mère face au silence sur les cinq jeunes encore vivants
Depuis le réveillon du Nouvel An, un drame hante les familles suisses. Dans la station de Crans-Montana, un incendie dévastateur a ravagé le bar Le Constellation, faisant des dizaines de victimes. Parmi elles, plusieurs adolescents sont toujours portés disparus. Et parmi ces familles déchirées, celle d’Arthur, 16 ans, incarne une douleur mêlée d’impuissance — et surtout de colère.
Que s’est-il passé à Crans-Montana ?
Le 31 décembre 2025, alors que la foule célébrait la nouvelle année, un feu s’est déclaré en pleine soirée au sein de l’établissement Le Constellation. L’incendie, d’une violence inattendue, a pris de court les secours. Rapidement, les appels à l’aide ont afflué. Les autorités suisses ont déployé d’importants moyens, mais le bilan humain reste lourd.
Plusieurs jeunes ont été gravement brûlés. Certains sont décédés sur place. D’autres ont été transférés d’urgence vers des hôpitaux non identifiés — une décision qui alimente aujourd’hui la colère des proches.
La détresse de Laëtitia, mère d’Arthur
💬 "Si j'apprends que (mon Arthur) est décédé seul, comment je pourrais vivre avec ça?"
La colère d'une mère qui cherche son fils disparu après l'incendie de Crans-Montana pic.twitter.com/kPo7V1ZwLG
— BFM (@BFMTV) January 3, 2026
Le samedi 3 janvier 2026, Laëtitia, la mère d’Arthur, s’est exprimée sur BFMTV. Sa voix tremblait, mais ses mots étaient clairs. Elle révélait une information bouleversante : cinq jeunes, encore vivants, se trouvent dans des hôpitaux. Pourtant, leurs identités n’ont pas été communiquées aux familles.
« Il y a cinq humains vivants non identifiés », a-t-elle lancé, soulignant l’absence totale de transparence. « Les autorités savent où ils sont… mais refusent de nous le dire. »
Pourquoi ce silence ?
Selon les autorités, cette discrétion vise à éviter de fausses reconnaissances, sources de faux espoirs. Mais pour les parents, cette logique est devenue insupportable. « On est lucides, a insisté Laëtitia. On sait que sur les 30 familles ici présentes, seules cinq retrouveront leurs enfants. Mais ces cinq-là sont seuls, dans des lits d’hôpital, avec des souffrances atroces. »
Pire encore : si Arthur est parmi eux — vivant à son arrivée —, il pourrait décéder sans jamais avoir entendu la voix de sa mère. « Comment vivre avec ça ? », s’est-elle désespérément interrogée.
Une exigence légitime : savoir où sont les survivants
Les parents ne demandent pas des miracles. Ils exigent simplement le droit d’être informés. Le droit de se tenir prêts — que ce soit pour accueillir un enfant, ou pour lui dire adieu dignement.
Le cas d’Arthur illustre une urgence humaine trop souvent ignorée dans les crises : celle de la communication. Pas de la rumeur. Pas de la précipitation. Mais d’un minimum de clarté, pour éviter que la souffrance ne se double d’un sentiment d’abandon.
Incendie de Crans-Montana : un drame avec des répercussions nationales
Cet événement tragique interpelle désormais toute la Suisse, et au-delà. Les questions sur la sécurité des lieux publics, sur les procédures d’urgence, et sur la gestion post-catastrophe commencent à émerger. Pourtant, dans l’immédiat, ce sont les cœurs brisés des familles qui retiennent l’attention.
Car derrière chaque chiffre du bilan, il y a un visage. Un nom. Une histoire. Et peut-être, encore, un souffle de vie — que personne ne devrait laisser s’éteindre dans le silence.
