“Ce n’était pas réel” : le chef des pompiers raconte la nuit d’horreur à Crans-Montana.
Une scène de chaos à Crans-Montana
L’incendie du bar Le Constellation a fait des dizaines de victimes dans la nuit du 31 décembre. Les flammes se sont propagées si vite que beaucoup n’ont pas eu le temps de réagir. “Quand on voit cette scène, déjà, on se dit que c’est pas réel, c’est pas possible”, confie David Vocat, encore marqué par les images. Les secours ont été débordés par l’ampleur du sinistre.
Les larmes de David Vocat, commandant des pompiers de #CransMontana 🥺💔 pic.twitter.com/WzEjCTwDGc
— Paf Pastèque (@PafPasteque04) January 2, 2026
Le plafond brûlait, mais les fêtards continuaient à danser. Personne n’a perçu l’urgence. Et puis, en quelques secondes, les fumées toxiques ont tout englouti.
Des jeunes héroïques dans l’incendie de bar en Suisse
Malgré la panique, une vague d’entraide s’est formée spontanément. “Des jeunes qui aidaient d’autres jeunes à sortir, qui transportaient des gens brûlés… Il y a eu une solidarité incroyable”, raconte le pompier. Beaucoup ont risqué leur vie pour sauver leurs amis. Certains sont sortis à moitié inconscients, d’autres n’ont jamais pu quitter les lieux.
Les secours ont installé un poste de triage improvisé dans un bar situé juste en face. Chaque seconde comptait. Chaque geste pouvait sauver — ou condamner.
"Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer ce travail…" L'émotion du chef des pompiers de Crans-Mantana pic.twitter.com/ESxybjZ8nh
— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) January 5, 2026
Le poids émotionnel sur les secours de Crans-Montana
David Vocat a tenté de ranimer une jeune femme. “Je l’ai massée pendant un moment… Puis on m’a dit : ‘Il faut aller s’occuper des gens qui sont encore vivants.’” Il ajoute, la voix brisée : “Cette fille, malheureusement, elle était déjà morte. Et ça, c’est hyper dur pour nous.”
Ce genre de traumatisme reste gravé. Même après 16 ans de carrière, rien ne prépare à un tel désastre. Surtout quand il frappe une petite station de ski tranquille, habituée aux fêtes paisibles.
Pourquoi cet incendie meurtrier en Suisse a-t-il été si mortel ?
Plusieurs facteurs ont aggravé la situation. La densité du public, la vitesse de propagation des flammes, l’absence de signaux d’alerte précoces. Mais surtout, le manque de conscience du danger. “Ils ont respiré les fumées une fois… deux fois… et ils sont tombés”, explique Vocat. Sans issue, piégés dans un endroit qui, quelques minutes plus tôt, était un lieu de fête.
Ce drame relance les débats sur la sécurité dans les établissements de nuit, notamment en montagne, où les accès peuvent compliquer les interventions d’urgence.
