Incendie de Crans-Montana : l’horreur d’une sortie de secours bloquée révélée
Le deuil s’installe dans le froid alpin de Crans-Montana — mais il est troublé par une révélation qui glace plus que l’hiver. Une ancienne employée du bar Le Constellation, ravagé par les flammes dans la nuit du Nouvel An 2026, affirme que l’issue de secours était systématiquement verrouillée à clé dès que des clients étaient présents. Une pratique illégale, potentiellement criminelle, qui aurait empêché des dizaines de personnes de fuir l’enfer.
Un témoignage accablant sur BFMTV
Incendie à Crans-Montana: "La porte de secours était fermée […] On avait interdiction de l'ouvrir", avance une ancienne employée du bar pic.twitter.com/Wx3HIJTrCt
— BFM (@BFMTV) January 4, 2026
Le dimanche 4 janvier 2026, Sarah, ex-salariée du lieu, s’exprimait en direct à la télévision. Calme, précise, elle décrivait une réalité absurde : seule autorisée à utiliser cette porte parce qu’elle habitait à l’étage, elle devait en récupérer la clé pour rentrer chez elle. Pour les clients, en revanche, cette sortie d’urgence était tout simplement inaccessible.
« On avait interdiction de l’ouvrir si ce n’était pas pour rentrer chez nous », a-t-elle déclaré sans hésitation. Ces mots, simples mais accablants, posent une question terrifiante : combien de vies auraient pu être sauvées si cette porte de secours avait été utilisable ?
Le bilan humain, insoutenable
L’incendie du bar Le Constellation, dans la nuit du 31 décembre 2025, a fait 40 morts. Parmi eux, plusieurs adolescents, dont un jeune Français âgé de seulement 14 ans. Les témoignages de survivants évoquent une panique totale, des issues obstruées, des flammes montant à une vitesse effrayante. Dans ce chaos, une issue de secours verrouillée devient bien plus qu’une infraction : c’est un piège mortel.
Des règles de sécurité ignorées en pleine nuit du Nouvel An
En Suisse, comme dans toute l’Europe, les établissements recevant du public (ERP) doivent garantir des issues de secours libres et accessibles en tout temps. Aucune clé, aucun verrou, aucun obstacle ne doit entraver l’évacuation d’urgence. Or, les propos de Sarah suggèrent un mépris total de ces règles fondamentales.
Ce type de négligence n’est pas sans précédent. Pourtant, chaque fois qu’un drame survient, la répétition du schéma choque : profits avant prévention, ambiance avant sécurité. Dans le cas de Crans-Montana, cette priorisation pourrait avoir coûté la vie à des dizaines de personnes venues célébrer une nouvelle année.
L’enquête avance, les responsabilités se précisent
Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale pour homicide par négligence et violation des normes de sécurité incendie. Les gérants du bar Le Constellation pourraient être poursuivis si les faits sont confirmés. Les inspections techniques en cours devraient établir si d’autres manquements — électriques, architecturaux ou organisationnels — ont aggravé la situation.
Pendant ce temps, à Crans-Montana, les cloches sonnent pour les disparus. Mais tant que la vérité ne sera pas faite, le deuil restera suspendu. Et ce témoignage, aussi glaçant qu’indispensable, risque de redéfinir la manière dont la sécurité en discothèque est perçue — et contrôlée — à travers toute l’Europe.
