Incendie de Crans-Montana : la gérante aurait fui avec la caisse le soir du drame
Un incendie fulgurant, des failles criantes
L’origine du sinistre semble claire : des bougies incandescentes en contact avec une mousse antibruit fixée au plafond. Un cocktail mortel dans un lieu bondé. Pourtant, selon Jacques Moretti, co-gérant du bar, l’établissement avait été inspecté « trois fois en dix ans » et « tout s’est fait dans les normes ». Une affirmation contredite par la réglementation cantonale, qui impose des contrôles annuels pour les lieux recevant du public.
Cette négligence apparente alimente la colère des familles endeuillées — et nourrit les soupçons sur la gestion du couple Moretti.
Jessica Moretti filmée en train de fuir ?
Le média italien La Stampa affirme aujourd’hui disposer de vidéos montrant Jessica Moretti, gérante du bar, quittant les lieux avec la caisse enregistreuse le soir même de l’incendie. Selon ces sources, elle se trouvait sur place au moment du départ des flammes, a subi des brûlures au bras, mais aurait priorisé l’argent plutôt que d’aider les victimes ou alerter les secours.
Son mari, Jacques Moretti, était quant à lui absent, présent dans une autre discothèque. Les deux ont été entendus comme « personnes appelées à donner des renseignements », mais ni l’un ni l’autre n’ont été mis en examen… pour l’instant.
Risque de fuite à l’étranger ?
L’avocat Nicolas Rivard, basé à Sion, tire la sonnette d’alarme : « Un risque de fuite à l’étranger est réel. » Il juge « imprudent » de laisser les Moretti en liberté alors que des dizaines de familles réclament justice. Si le couple venait à quitter la Suisse, les procès civils et pénaux pourraient ne jamais avoir lieu — laissant les victimes sans recours.
Cette crainte est partagée par une partie de l’opinion publique, qui exige désormais leur incarcération préventive, au moins le temps de l’enquête.
Entre présomption d’innocence et soif de vérité
Les Moretti affirment être « dévastés » et promettent leur « entière collaboration ». Pourtant, leur passé, leurs déclarations contradictoires et les nouvelles révélations sur la fuite présumée avec la caisse sapent toute crédibilité. Dans un pays où la sécurité publique est censée être une priorité absolue, cet incendie pose des questions bien plus vastes : qui est responsable quand la négligence tue ? Et jusqu’où ira-t-on pour protéger les victimes… plutôt que les responsables ?
