Incendie de Crans-Montana : Le tragique adieu d’un adolescent de 16 ans
Un message d’adieu gravé dans la mémoire d’une mère
Laetitia Brodard-Sitre, mère d’Arthur, a partagé avec déchirement les derniers instants de son fils. Peu après minuit, le 1er janvier 2026, il lui avait envoyé un SMS : « Maman, bonne année, je t’aime. » Elle lui avait répondu tendrement. Moins d’une heure plus tard, un incendie ravageait le sous-sol du bar où il fêtait la nouvelle année.
Le garçon fait partie des 40 victimes décédées dans ce sinistre, l’un des plus meurtriers en Suisse depuis des décennies. Trois jours d’incertitude ont précédé l’annonce officielle de son décès — une attente insoutenable pour une famille déjà dévastée.
Un incendie causé par des bougies incandescentes ?
L’enquête suisse pointe du doigt des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne, placées trop près du plafond en mousse acoustique du sous-sol. Ce matériau, hautement inflammable, aurait favorisé un embrasement généralisé en quelques secondes, piégeant les jeunes fêtards dans un lieu bondé et mal évacué.
Les gérants du bar, un couple originaire de Corse — Jacques et Jessica Moretti —, font désormais l’objet d’une instruction pénale pour homicide par négligence. Les autorités suisses soupçonnent de graves manquements aux normes de sécurité incendie.
Un deuil national en Suisse
Le 9 janvier 2026 sera marqué par une journée de deuil national en Suisse. Parmi les victimes figurent des ressortissants de plusieurs pays : 71 Suisses, au moins 16 Français, des Italiens, des Serbes, et d’autres ressortissants européens. L’identification des corps, ralentie par l’intensité des flammes, reste une priorité pour les enquêteurs de la police judiciaire valaisanne.
La mère d’Arthur a rendu hommage à son fils avec des mots d’une infinie douleur : « Arthur est parti faire la fête au paradis… Maintenant, nous pouvons commencer notre deuil en sachant qu’il est en paix dans la lumière. »
Un drame qui interroge la sécurité dans les lieux festifs
Ce tragique événement relance le débat sur la sécurité incendie dans les établissements de nuit, surtout en station de ski, où les sous-sols sont fréquemment aménagés sans respect rigoureux des codes de construction. Des questions subsistent sur les contrôles préalables, la présence de matériaux ignifuges, et les issues de secours accessibles en cas d’urgence.
Des témoins évoquent une absence totale de signalisation d’évacuation et des portes verrouillées — des détails qui pourraient peser lourd dans le procès à venir.
