Feux antibrouillard allumés trop tôt ? Ce réflexe hivernal pourrait vous coûter cher
L’hiver transforme la route en un défi quotidien. Brouillard, pluie battante, neige ou faible luminosité exigent vigilance et adaptation. Beaucoup croient bien faire en allumant leurs feux antibrouillard dès les premiers signes de grisaille. Pourtant, cette habitude, loin d’être anodine, peut entraîner une amende salée… et mettre en danger les autres usagers.
Quand est-il légal d’utiliser les feux antibrouillard ?
Le Code de la route fixe des règles précises. Les feux antibrouillard avant ne doivent être activés que dans trois situations : brouillard dense, pluie intense ou chutes de neige. Quant aux feux antibrouillard arrière, leur usage est encore plus restreint : uniquement en cas de brouillard épais ou de neige abondante.
Pourquoi une telle rigueur ? Parce que ces feux émettent une lumière très puissante. Les feux avant illuminent large et bas pour percer l’obscurité sans éblouir. Les feux arrière, eux, sont conçus pour être visibles à distance — mais deviennent aveuglants si la visibilité est correcte.
Un test simple pour savoir s’ils sont nécessaires
Avant d’appuyer sur le bouton, posez-vous une seule question : « Puis-je voir clairement au-delà de 100 mètres ? » Si la réponse est oui, gardez-les éteints. C’est la règle d’or. Même sous une pluie fine ou un ciel couvert, les feux de croisement suffisent largement.
Une amende sévère pour un mauvais usage
Les forces de l’ordre ne tolèrent pas les abus. Allumer ses feux antibrouillard sans justification constitue une infraction au Code de la route. La sanction ? Une amende forfaitaire de 135 euros, sans retrait de point. Ce n’est pas une simple contravention mineure : c’est un manquement à la sécurité routière.
Beaucoup de conducteurs pensent agir par prudence. En réalité, ils créent une source de gêne visuelle pour les autres. Sur autoroute ou en zone rurale, un feu antibrouillard arrière inutile peut désorienter un motard ou un automobiliste fatigué. L’erreur semble bénigne, mais ses conséquences peuvent être dramatiques.
Quel éclairage utiliser selon les conditions ?
En hiver, la clarté change constamment. Voici comment adapter votre éclairage sans risquer de verbalisation :
- Feux de croisement : obligatoires de jour comme de nuit dès que la visibilité est réduite, mais supérieure à 100 m.
- Feux de route : autorisés hors agglomération, sur routes non éclairées, à condition de les éteindre à l’approche d’un autre véhicule.
- feux antibrouillard : réservés aux conditions extrêmes — jamais par simple précaution.
En résumé, moins de 100 mètres de visibilité ? Activez vos feux antibrouillard. Au-delà ? Restez sobre. Votre sécurité, et celle des autres, dépend de cette discipline.
