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Bayrou balance : « C’est la faute à tout le monde ! » Face à la dette publique

Alors que la pression s’intensifie sur la gestion des finances publiques, François Bayrou n’a pas tergiversé : lors d’un entretien tendu sur France Inter, il a balayé d’un revers de main les accusations sur la dette française en déclarant, avec un calme déconcertant : « C’est la faute à tout le monde ! ». Une phrase courte, percutante, qui résume une réalité complexe – et évite de désigner un coupable unique.

Une sortie pour désamorcer la crise

Le Premier ministre s’exprimait dans le cadre de l’émission Le 7/9, alors que le journaliste lui demandait comment justifier un encours de dette dépassant désormais les 3 500 milliards d’euros. Un montant colossal, soit près de 51 000 euros par habitant, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Au lieu de pointer du doigt les gouvernements passés ou les dépenses contraintes, Bayrou a choisi une autre stratégie : l’unanimité de la responsabilité. « Depuis quarante ans, chaque majorité a emprunté. À gauche comme à droite. En temps de crise comme en période de croissance. Alors ne venez pas me dire que c’est seulement ma faute », a-t-il asséné, visiblement las des querelles partisanes.

Un diagnostic sans tabou

Derrière cette formule choc se cache une analyse économique rarement entendue dans le débat public. Bayrou a rappelé que la dette n’est pas le fruit d’un seul excès, mais d’un accumulation systémique : baisses d’impôts non compensées, dépenses sociales en hausse, crises sanitaires, énergétiques, géopolitiques. Chaque gouvernement a contribué, à sa manière, à creuser le trou.

Il a cité en exemple les années Sarkozy, marquées par des allègements fiscaux massifs, puis les années Macron, avec les « gilets jaunes » et le plan de relance post-Covid. « On ne peut pas vouloir à la fois moins d’impôts, plus de services publics et zéro dette. C’est mathématiquement impossible », a-t-il souligné, sous les applaudissements discrets de plusieurs économistes présents en plateau.

Une stratégie de vérité ou de diversion ?

Certains y voient une prise de parole courageuse. D’autres, comme le député LFI Clémentine Autain ou le chroniqueur de RTL Nicolas Canteloup, ont fustigé une forme d’évitement politique. « Dire que c’est la faute à tout le monde, c’est en réalité dire que c’est la faute à personne », a réagi Canteloup dans son émission.

Pourtant, Bayrou semble assumer pleinement son propos. Il prépare visiblement le terrain à des mesures d’ajustement budgétaire difficiles : révision des niches fiscales, optimisation des dépenses publiques, réforme de l’assurance maladie. « On ne peut pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens », a-t-il prévenu, annonçant un projet de loi sur l’équilibre des finances d’ici la fin de l’année.

Karim

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